L’Essonne, un département à éviter en cyclotourisme

Nous suivons Eurovelo 3 depuis Namur avec bonheur et le début du parcours de la journée a bien débuté tant que nous étions dans le Val de Marne mais les choses se sont gâtées dans l’Essonne.

La première difficulté s’est trouvée être une passerelle pour traverser la Seine avec des escaliers et un rail à vélos étroit et glissant. Après avoir lutté avec la passerelle on arrive dans une allée et… un autre escalier aussi raide avec un rail à vélos aussi étroit. Et après cet escalier on débouche sur un dispositif ayant le profil d’un bas de vélo avec des roues relativement étroite qui bloque tout passage de cyclotouriste avec sacoches et oblige à les enlever si ce n’était pas déjà fait pour les escaliers.

On arrive alors sur une section où il n’y a plus aucun balisage et quelques passages clairement pas faits pour les vélos. Suivent ensuite des passages sur chemins de terre boueux communs avec des itinéraires piétons et des passages sur routes circulantes non sécurisées.

A l’heure du déjeuner, après trois heures de route nous n’avions fait qu’un peu plus de 30km. Nous avons déjeuné dans un restaurant de golfe et quand nous avons repris la route nous pensions que nous avions fait le plus dur.

C’était sans compter sur des travaux qui nous ont immobilisés plusieurs minutes avant que l’on arrive à passer un premier camion pour arriver sur d’autres engins de travaux publics. Là, un ouvrier nous a très gentiment montré une piste en terre à emprunter plus près de la Seine. Pour la rejoindre il fallait tout de même passer deux chaines et de descendre un escalier…

Un peu plus tard nous sommes arrivés devant un panneau nous prévenant que le chemin devenait « gravel ». Plutôt que « gravel », le chemin était « mud », étroit et plein de racines. Nos vélos sont chargés et il n’ont pas de pneus adaptés à la boue, ils ont donc tendance à déraper et sont très difficile à rattraper. Là encore il a donc fallu pousser.

Et tout à coup nous sommes arrivés sur une belle piste cyclable, bien large et toute neuve : nous venions d’entrer en Seine et Marne. Un peu plus loin nous sommes entrés dans la forêt de Fontainebleau et avons suivi les berges de la Seine.

Nous n’étions tout de même pas complètement au bout de nos peine puisque le rail de la selle de Gisèle à lâché sur un passage de pavé à Bois le Roi, cassée comme la mienne en Pologne. Les cassures avaient laissé moins de longueur de rail sur la selle et il n’y en avait plus assez pour l’attacher à la tige de selle. Heureusement je n’avais pas jeté ma selle cassée et je l’ai donc montée sur le vélo de Gisèle. Faute de saule, je l’ai rigidifiée avec des branches ne noisetier et nous avons pu terminer notre étape jusqu’à Saint-Mammès (avec une seule déviation supplémentaire).

Nous n’avions pas encore fait de courses et comptions sur un « petit casino » proche de notre appartement. Manque de chance, il avait fermé et est remplacé par un Franprix… qui n’est pas encore ouvert et nous sommes allés diner au restaurant !

Heureusement, nous avons eu un temps superbe aujourd’hui encore, mais cette étape qui n’aurait pas du être plus longue qu’une autre nous a paru interminable. L’Essonne est, pour le moment et de loin, le pire département que nous ayons traversé en terme d’équipement pour cyclo-touristes.

Distance totale : 79.45 km
Altitude maximale : 111 m
Altitude minimale : 28 m
Dénivelé positif : 413 m
Dénivelé négatif : -463 m
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Commentaires

2 réponses à “L’Essonne, un département à éviter en cyclotourisme”

  1. Avatar de Kepeklian
    Kepeklian

    Que d’aventures en une seule journée ! L’Essonne est département pauvre … et les équipements ne sont pas leur fort. Heureusement que cette journée était plutôt sous le soleil.

    1. Avatar de Eric van der Vlist

      Il faut juste en tenir compte : pour les cyclotouristes sur Eurovelo 3 les kilomètres dans l’Essonne comptent double 😉 !

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