Salers ⇾ Pérols

La dernière étape de ce grand tour de trois mois et quinze mille kilomètres.

Distance totale : 338.68 km
Altitude maximale : 1037 m
Altitude minimale : -158 m
Dénivelé positif : 5707 m
Dénivelé négatif : -6690 m
Download file: 20261008-vanlife.gpx

🗺️ Le Topoguide

Les données GPS du 8 octobre 2026 couvrent la journée en van, de Salers (Cantal) à Pérols (Hérault), par Marcolès, la vallée du Lot, le viaduc de Millau, le Larzac et le Pas de l’Escalette. Les deux traces (van et vanlife) ont été enregistrées avec l’application PhoneTrack (Nextcloud) ; elles ne diffèrent que de quelques centaines de mètres, il n’y a donc pas de parcours à pied à part aujourd’hui. Les statistiques ci-dessous s’appuient sur la trace du van.

Itinéraire : départ de Salers à 10h24, avec un arrêt de 49 minutes dans le village (« une dernière visite à ma maman ») ; route par le Cantal avec une pause café d’une demi-heure au bord de la route, au sud d’Aurillac, puis un détour par Marcolès pour déjeuner et visiter le village (1h30 d’arrêt). Nous rejoignons ensuite la vallée du Lot, en Aveyron, descendons sur Entraygues-sur-Truyère et suivons le Lot jusqu’à Espalion avant de prendre l’A75. Sur l’A75, nous franchissons la vallée du Tarn par le viaduc de Millau et traversons le Larzac. Nous faisons une courte halte d’environ 5 minutes à l’aire de service du Caylar, puis quittons le plateau par le Pas de l’Escalette et redescendons vers la plaine du Languedoc et Pérols, atteint à 19h10.

Résumé technique

  • Distance : 337,4 km
  • Durée totale : 8h46 (de 10h24 à 19h10, heure locale)
  • Temps en déplacement : 5h30 | Temps à l’arrêt : 3h15
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 61,3 km/h
  • Altitude minimale : 75 m — maximale : 1 030 m — D+ : environ 2 500 m (estimation indicative)
  • Enregistrement : PhoneTrack (Nextcloud), altitudes brutes non corrigées : seuls l’amplitude et le D+ lissé sont à retenir, pas les altitudes absolues.

✍️ Le Carnet de voyage

Une dernière étape entre Salers et Pérols.

Il avait plu toute la nuit à Salers et il pleuvait encore ce matin quand nous sommes partis, après une dernière visite à ma maman. Ici aussi, l’été a été anormalement sec et cette pluie va faire le plus grand bien. En fin de matinée, nous nous arrêtons prendre un café au bord de la route. Dans un champ, en lisière de forêt, un chevreuil nous regarde prudemment.

Nous faisons un détour pour aller déjeuner dans le beau village de Marcolès. Après le déjeuner, nous profitons d’une éclaircie pour aller visiter le village. Nous sommes toujours dans le Cantal, mais contrairement à Salers, ici les pierres sont claires, ce qui donne un air moins austère. Après la pluie, la terre fume, bien qu’il n’y ait pas encore de soleil.

Nous rejoignons la vallée du Lot, dans le département de l’Aveyron, et descendons sur le village d’Entraygues-sur-Truyère. Nous suivons ensuite le Lot jusqu’à Espalion, puis nous nous dirigeons vers l’autoroute A75. Voici la vallée du Tarn et le viaduc de Millau.

Au Caylar, nous nous arrêtons sur l’aire de service pour vider les eaux grises une dernière fois pour ce voyage, et nous sommes récompensés par un bel arc-en-ciel. Nous quittons le Larzac par le Pas de l’Escalette ; un regard en arrière nous permet de voir les dégâts causés par l’incendie qui a sévi cet été. Nous doublons une Ami 8 encore bien fringante.

Nous arrivons à Pérols en début de soirée. Une petite chouette, une chevêche d’Athéna, nous salue pendant que nous déchargeons la voiture. Nous sommes partis trois mois et, à quelques kilomètres près, nous avons fait 15 000 kilomètres. Ce grand tour nous a permis de voir plein de belles choses et d’échapper aux canicules qui ont sévi cet été.

💡 Pour les curieux

  • L’incendie de l’Escalette, 14 août 2026 : Les dégâts aperçus en regardant en arrière correspondent très probablement à l’incendie du vendredi 14 août 2026 : un véhicule a pris feu près du tunnel du Pas de l’Escalette et les flammes se sont propagées à la végétation, sur un secteur escarpé et difficile d’accès. L’A75 a été fermée dans les deux sens vers 15h50 et n’a rouvert qu’à 21h30 entre Le Caylar et Pégairolles-de-l’Escalette ; près de 200 hectares ont brûlé, avec plus de 100 pompiers, trois Canadair, un Dash-8, deux avions légers et un hélicoptère bombardier d’eau. Un autre départ de feu s’était produit près du même tunnel moins d’une semaine plus tôt, et un véhicule en feu avait déjà propagé l’incendie à la végétation au même endroit en juin (200 m²). Le chiffre de 200 hectares est celui des articles de presse locale, sans bilan officiel définitif consulté ici. (Sources : Mesinfos / Radio Totem / Info.fr)
  • Le Pas de l’Escalette, une « petite échelle » entre causse et plaine : Situé à 616 m d’altitude sur la commune de Saint-Félix-de-l’Héras, le pas sépare le causse du Larzac de la plaine du Languedoc ; son nom occitan, Pas de l’Escaleta, vient du diminutif de escala, « échelle ». Le tunnel de l’A75 a été construit dans les années 1990 après l’effondrement d’une partie de l’ancienne route, quelques centaines de mètres en contrebas du pas. Depuis, l’ancienne route n’est plus accessible qu’à pied par le nord. (Source : Wikipédia)
  • Le viaduc de Millau en quelques chiffres : Dessiné par l’architecte Norman Foster, le viaduc mesure 2 460 m de long, et son tablier culmine jusqu’à environ 270 m au-dessus du Tarn. L’ensemble pile et pylône le plus haut (P2) atteint 343 m. La première pierre a été posée le 14 décembre 2001 et l’ouvrage a ouvert à la circulation le 16 décembre 2004, avec de l’avance sur le calendrier. Il est financé par Eiffage dans le cadre d’une concession de 78 ans qui court jusqu’au 31 décembre 2079 ; son coût est donné entre 320 et près de 400 millions d’euros selon les passages de l’article. (Source : Wikipédia)
  • Le Larzac, un causse de moutons et de luttes : Plus vaste et plus méridional des causses du Massif central, le Larzac est un plateau karstique d’environ 600 à 1 060 m d’altitude, entre Millau et Lodève, aux calcaires jurassiques percés de dolines, de grottes et d’avens. Le lait de brebis y fournit le roquefort, le pérail et la tome. Du XIIe au XIVe siècle, Templiers puis Hospitaliers y ont agrandi des villages. En octobre 1971, le gouvernement décide d’étendre le camp militaire ; paysans et sympathisants s’y opposent par l’action non violente pendant dix ans, jusqu’à l’abandon du projet par François Mitterrand en 1981. (Source : Wikipédia)
  • Marcolès, ville fortifiée de Haute-Auvergne : Le bourg garde son plan médiéval, ses ruelles étroites et deux portes de l’ancienne enceinte ; il est bâti en granit, une pierre bien différente de celle de Salers. Son église, citée dès 1203 et reconstruite au XVe siècle, est classée monument historique depuis 2003 et abrite une statue-reliquaire de saint Martin du XIVe siècle, retrouvée en 1667 dans la maçonnerie du maître-autel. Marcolès est devenue « bonne ville » de Haute-Auvergne en 1569, a vu naître vers 1310 Jean de Roquetaillade, franciscain, alchimiste et critique de la papauté d’Avignon, et porte aujourd’hui le label Petite Cité de Caractère depuis 2014 ; la famine de 1693-1694 y avait tué environ 150 personnes, soit environ 17 % de la population. (Source : Wikipédia)
  • Entraygues-sur-Truyère, « entre deux eaux » : Le bourg est construit au confluent du Lot et de la Truyère, d’où son nom. Le pont sur la Truyère date de 1340 et est classé monument historique depuis 1927 ; le pont Notre-Dame (ou pont d’Olt), sur le Lot, est mentionné dès 1388. Le comte de Rodez y fit bâtir un château en 1278, et le Lot est devenu navigable en aval d’Entraygues à partir de 1850. (Source : Wikipédia)
  • L’Ami 8, 755 955 exemplaires : L’Ami 8 a remplacé l’Ami 6 au Salon de Genève en mars 1969. Il reprend le bicylindre à plat de 602 cm³ de 32 ch DIN, abandonne la lunette arrière inversée de l’Ami 6 pour une face avant redessinée « à l’italienne », et reçoit des freins à disque à l’avant en 1970. Il a été produit jusqu’en 1978 à environ 755 955 exemplaires (342 743 berlines, 386 582 breaks et 26 630 fourgonnettes « Service »), le break restant très populaire en milieu rural. (Source : Wikipédia)
  • La chevêche d’Athéna, la chouette qui sort de jour : Petite chouette trapue d’environ 26 cm et 180 à 200 g, aux yeux jaunes sous des sourcils pâles, elle fréquente les vergers, haies et pâtures et niche dans les cavités d’arbres ou de murs. Malgré son nom latin Athene noctua, c’est la plus diurne des chouettes : on la voit souvent perchée en plein jour sur un poteau, un mur ou un toit. Compagne d’Athéna, déesse de la sagesse, elle est devenue le symbole d’Athènes et figure sur les monnaies grecques antiques et modernes. Ses effectifs ont fortement chuté au XXe siècle ; elle est protégée en France, et les collisions avec les véhicules causent à elles seules 16 à 27 % de la mortalité. (Source : Wikipédia)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Nous avons entendu et identifié les oiseaux suivants avec l’application whoBIRD :

  • Chevêche d'Athéna
    Chevêche d'Athéna
    Athene noctua
Track 1

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