Plescherken (Autriche) ⇾ Lesce (Slovénie)

Une étape entre Plescherken en Autriche et Lesce en Slovénie avec un détour pour éviter les autoroutes et un bain de foule à Bled.

Distance totale : 105.05 km
Altitude maximale : 1123 m
Altitude minimale : 476 m
Dénivelé positif : 1537 m
Dénivelé négatif : -1627 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS du 21 septembre 2026 couvrent l’intégralité de la journée en van, de Plescherken en Autriche à Lesce en Slovénie, par un grand détour évitant les autoroutes à péage. La route suit d’abord vers l’ouest le Gailtal, la vallée de la Gail, jusqu’à Riegersdorf ; de là, elle grimpe par une côte à 18 % jusqu’au col du Wurzenpass (1071 m), qui marque la frontière avec la Slovénie. Côté slovène, la route redescend dans une seconde vallée, parallèle à la première mais orientée en sens inverse : la Zgornjesavska dolina (la haute vallée de la Save), qui longe les Karavanke au nord et les Alpes juliennes au sud, avant de s’ouvrir sur le bassin de Radovljica où se trouvent Lesce et le lac de Bled. L’après-midi est consacrée à une sortie à vélo autour du lac.

  • Distance : 105,0 km, dont 91,9 km en van et environ 13,1 km à vélo
  • Durée totale : 8h52 (de 8h37 à 17h29, heure locale)
  • Altitude minimale : 479 m — maximale : 1121 m — D+ : 1087 m

✍️ Le Carnet de voyage

Une étape entre Plescherken en Autriche et Lesce en Slovénie, avec un grand détour pour éviter de prendre l’autoroute et un bain de foule à Bled.

Ce matin le bord du lac était brumeux, ce qui ne nous a pas empêché de prendre le petit déjeuner dehors. Outre le fait que nous préférons le réseau secondaire aux autoroutes, nous n’avons pas acheté les vignettes qui nous permettraient de prendre les autoroutes en Autriche et en Slovénie. Pour rejoindre le lac de Bled, à côté duquel nous dormons ce soir, il nous fallait donc faire un détour pour aller chercher un col à l’est ou à l’ouest.

Lorsque nous quittons enfin la vallée, les panneaux nous indiquent une côte à 18 % ; nous admirons les cyclotouristes qui bravent cette pente. Le col, le Wurzenpass, marque la frontière avec la Slovénie. En voyant le poste frontière, Gisèle se souvient que nous sommes déjà passés par là : effectivement, nous avons franchi ce poste frontière dans l’autre sens il y a sept ans quand nous randonnions sur la Via Alpina. Devant nous, c’est le massif du Triglav, ce sommet emblématique dont les Slovènes sont tellement fiers qu’ils l’ont mis sur leur drapeau.

Redescendus dans la vallée, nous filons vers l’est en direction de Bled. Nous retrouvons les séchoirs à foin, typiquement slovènes eux aussi. Nous allons dormir au camping de la rivière de Bled, qui comme son nom ne l’indique pas, est sur la commune de Lesce. Nous sommes en basse saison et nous pensions être seuls ; quand nous arrivons au début d’après-midi, presque toutes les places sont déjà prises, et ce soir, le camping est complet.

Après le déjeuner, nous partons en vélo voir le célèbre lac de Bled. Une file ininterrompue de voitures et d’autocars se dirige vers la ville. Nous descendons au bord du lac pour voir ses paysages de carte postale. Un itinéraire cyclable permet de faire le tour du lac en vélo, mais à la fin de cette allée, l’itinéraire se révèle être une petite route, avec beaucoup de voitures, et nous faisons demi-tour. Dans l’autre sens, l’itinéraire est partagé avec des piétons, mais il est sécurisé. Le lac est connu pour cette petite île qui abrite une église.

Après avoir fait la moitié du tour du lac, nous retombons sur la route qui nous avait fait fuir de l’autre côté et nous faisons le demi-tour à nouveau pour rentrer au camping.

💡 Pour les curieux

  • La Carniole, l’ancien nom de la moitié de la Slovénie : La vallée slovène que vous avez descendue depuis le Wurzenpass appartient à la Gorenjska, la Haute-Carniole — l’une des trois subdivisions historiques de la Carniole (avec la Basse-Carniole et la Carniole-Intérieure), un ancien duché du Saint-Empire, terre héréditaire des Habsbourg de 1364 jusqu’à la chute de l’Autriche-Hongrie en 1918. Son nom viendrait du latin Carniola, « petite Carnie », par opposition au Frioul voisin ; en slovène, on l’appelle Kranjska, littéralement « pays-frontière ». Un épisode napoléonien mérite d’être connu : rattachée aux Provinces illyriennes entre 1809 et 1815, la Carniole voit alors le slovène (« kranje ») promu langue officielle aux côtés du français, de l’italien et de l’allemand — une première reconnaissance institutionnelle qui a durablement marqué le développement du slovène moderne. (Source : Wikipédia)
  • Le Wurzenpass, la route du cuivre devenue frontière : Aménagé en route carrossable dès 1734 pour le commerce du cuivre entre la Carinthie et la Carniole, ce col de 1071-1073 m, appelé aussi Crainberg, est longtemps resté l’un des passages les plus fréquentés des Karavanke, jusqu’à ce que le tunnel des Karavanke, payant, ne lui vole la vedette en 1991. Sa pente de 18 %, la même que vous avez gravie, en fait aujourd’hui surtout une route à motards et cyclotouristes, interdite aux caravanes. Le poste-frontière que vous avez reconnu abrite même un petit musée de bunkers datant de la guerre froide — parmi les pièces exposées, un char de l’ex-Yougoslavie capturé par l’armée autrichienne pendant la guerre des Dix Jours de 1991, lors de l’indépendance de la Slovénie. (Sources : Wikipédia / Karawanken-Tunnel.de)
  • Le Triglav, la montagne à trois têtes qui incarne un peuple : Avec ses 2864 m, le Triglav est non seulement le point culminant de Slovénie et des Alpes juliennes, mais aussi le seul sommet au monde figurant sur un drapeau national. Son nom, « trois têtes », renverrait soit à son profil vu depuis certains angles, soit à Triglav, une ancienne divinité païenne slave à trois visages (Terre, Ciel et Monde souterrain), dont le culte aurait laissé des traces jusqu’en Pologne et en Allemagne. Gravir son sommet reste un quasi-rite de passage national — la tradition veut qu’on y reçoive symboliquement une fessée du bâton pour marquer l’ascension, en devenant ainsi un « vrai » Slovène. Le glacier qui subsistait sous le sommet, déjà réduit à 15 hectares en 1946 contre plus de 40 à la fin du XIXe siècle, s’est scindé en deux en 1992 et ne couvre plus qu’un à trois hectares selon les années. (Sources : Triglav Tours / Outsider.si)
  • Le lac de Bled, né du retrait d’un glacier : Formé il y a environ 14 000 ans par le recul du glacier de Bohinj, qui a creusé la cuvette tout en laissant derrière lui une crête plus dure de dolomite — la future île —, le lac s’étend sur 2120 m de long pour une profondeur maximale de 31 m. L’îlot qui porte l’église de l’Assomption de Marie, à peine 170 m de long, aurait été un site de culte dès l’époque préchrétienne. Une tradition locale, toujours vivace, veut que le marié porte sa promise dans ses bras le long des 99 marches qui montent de l’embarcadère à l’église, pour lui porter chance ; à l’intérieur, une cloche des vœux se fait sonner par les visiteurs en quête d’un souhait exaucé. (Sources : Blejski Otok / Gremoven.com)
  • Les kozolec, séchoirs à foin devenus fierté nationale : Ces charpentes de bois ajourées, sans murs ni portes, que vous avez remarquées dans les prés, portent un nom qui vient tout simplement de « koza »/« kozel », la chèvre ou le bouc — leur silhouette rudimentaire à claire-voie évoquant un tréteau ou un chevalet. Décrits pour la première fois en 1689 dans la grande chronique de Carniole de Valvasor, qui notait qu’ils n’étaient pas encore très répandus à son époque, ils sont devenus depuis un emblème si spécifiquement slovène qu’environ 80 % de tous les kozolec du monde se trouvent en Slovénie, les rares autres se comptant dans le nord-est de l’Italie, le sud de l’Autriche et un peu en Croatie. Le plus ancien conservé, le « toplar » de Lukat, date de 1795. Aujourd’hui plus symbole de statut social que véritable outil agricole, le kozolec a même franchi les frontières de façon inattendue : le roi Charles III en posséderait un, offert lors d’une visite officielle en Slovénie, aujourd’hui installé sur l’une de ses propriétés britanniques. (Sources : Slovenec.org / Seneno.si)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Nous avons entendu et identifié les oiseaux suivants avec l’application whoBIRD :

  • Chardonneret élégant
    Chardonneret élégant
    Carduelis carduelis
  • pinson des arbres
    pinson des arbres
    Fringilla coelebs
  • Rossignol des murailles
    Rossignol des murailles
    Phoenicurus ochruros
  • pouillot véloce
    pouillot véloce
    Phylloscopus collybita
  • pie bavarde
    pie bavarde
    Pica pica
  • Chevalier cul-blanc
    Chevalier cul-blanc
    Tringa ochropus
Track 1

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