🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 3 août 2026 retracent l’étape en van de Tau à Lofthus, via le ferry d’Hjelmeland, le Jøsenfjorden, la vallée de l’Ulla, la Suldalslågen, le Djupedalstunnelen, le lac et l’église de Røldal, et la descente vers le Hardangerfjord à travers les vergers.
- Distance totale : 225,8 km
- Durée totale : 10h21 (de 9h15 à 19h36, heure locale)
- Temps en déplacement : 6h05
- Temps à l’arrêt : 4h15 (ferry, cascades, Djupedalstunnelen, Røldal, cascades bondées…)
- Vitesse moyenne (en déplacement) : 37,1 km/h
- Altitude minimale : 30 m — maximale : 840 m (col entre Røldal et Hardanger)
- Dénivelé cumulé positif : ~2 000 m
Résumé technique : Étape longue et dense, l’une des plus riches en paysages depuis le début du voyage. La vitesse moyenne de 37,1 km/h et les 4h15 d’arrêts témoignent de la nature de la route 13 dans cette section : sinueuse, spectaculaire, et jalonnée d’arrêts qui s’imposent. Le D+ d’environ 2 000 m reflète les montées et descentes incessantes entre fjords, vallées et cols.
✍️ Le Carnet de voyage
Ce matin, nous avons quitté notre appartement à Tau pour reprendre notre progression vers le nord. La route 13 que nous suivons est célèbre pour ses paysages. Nous avions lu qu’il y avait beaucoup de tunnels en Norvège, mais nous n’imaginions pas à quel point. Nous prenons le ferry à Hjelmeland. Mon genou va beaucoup mieux : j’arrive à marcher et même à descendre un escalier. Je quitte donc le van pour aller explorer le ferry. À bord, on se sert et on va payer à la caisse — il n’y a pas de jeton, pas de ticket, pas de personnel pour surveiller. Tout est basé sur la confiance, avec tout de même quelques caméras de surveillance.
C’est une des premières cascades de la journée, et nous n’allons pas en manquer. Nous abandonnons provisoirement la route 13 pour une plus petite, encore plus spectaculaire. Nous remontons d’abord le fjord, le Jøsenfjorden. Quand nous le quittons, c’est pour remonter la rivière Ulla. Nous prenons rapidement de l’altitude et elle se transforme en torrent de montagne. Nous sommes toujours aussi admiratifs de ces toits végétalisés qui s’intègrent tellement bien dans le paysage.
Nous retrouvons la route 13, qui suit la vallée de la Suldalslågen. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans une aire de repos, proche d’une des plus grosses centrales hydroélectriques de Norvège — des turbines y sont exposées. Plus loin, nous nous demandons si nous allons passer par une brèche dans la montagne, mais non : un tunnel nous fait traverser. Juste avant le Djupedalstunnelen, nous nous arrêtons à un point de vue. Depuis le parking, un chemin suit l’ancienne route et nous amène à l’ancien tunnel — bien plus modeste que le nouveau. Voilà la pluie.
Nous voici au bord du lac Røldalsvatnet. Nous faisons un détour pour aller voir l’église luthérienne de Røldal. Il reste un peu de neige sur les montagnes — et soudainement, le glacier se révèle à nous. Ces cascades sont superbes mais sont également très connues : les parkings sont pleins. Nous passons notre chemin — nous en verrons d’autres. Entre le fleuve à gauche, le Sørfjorden et la montagne à droite, il n’y a pas de place pour un parking qui puisse accueillir notre van. Nous traversons à nouveau beaucoup de vergers, puis nous quittons la route 13 à Lofthus pour aller dormir au camping du village.
💡 Pour les curieux
- Les tunnels norvégiens, une obsession nationale : La Norvège est le pays du tunnel. Le réseau routier norvégien comprend de nombreux tunnels reliant le plus souvent les rives de deux fjords et permettant d’assurer une circulation fluide même en hiver quand beaucoup de cols sont fermés. La Norvège compte plus de 1 100 tunnels routiers et 700 tunnels ferroviaires — de loin la plus forte densité au monde par rapport à sa superficie. Le record absolu est détenu par le tunnel de Lærdal, un tunnel routier de 24,5 km reliant Lærdal à Aurland dans le comté de Sogn og Fjordane — depuis son inauguration le 27 novembre 2000, c’est le plus long tunnel routier au monde. Pour éviter la monotonie dans ces kilomètres souterrains, les ingénieurs ont introduit des solutions inédites : trois grandes cavernes de 30 mètres de diamètre éclairées en bleu et jaune pour évoquer un lever de soleil, censées casser la routine et maintenir l’attention des conducteurs. Le Djupedalstunnelen que nous empruntons — dont le nom signifie « le tunnel de la vallée profonde » — est nettement plus modeste, mais l’ancienne route qui le précède, avec son vieux tunnel taillé à la main, donne une idée saisissante de ce que parcourir ces montagnes représentait avant la mécanisation. (Sources : Wikipédia — Tunnel de Lærdal)
- L’église à poteaux de Røldal, le crucifix qui transpire : L’église à poteaux de Røldal a été construite vers 1200 et est connue pour son crucifix qui, selon la légende, possède des pouvoirs guérisseurs. Røldal était l’un des plus importants lieux de pèlerinage de Norvège au Moyen Âge, et les pèlerins ont continué à y venir jusqu’en 1835 — plus longtemps que partout ailleurs en Norvège. À l’intérieur de l’église se trouve un crucifix datant d’environ 1250 qui, dit-on, transpire une fois par an, le 6 juillet, avec un pouvoir guérisseur miraculeux. La légende dit qu’un pêcheur aveugle prit quelque chose de très lourd dans ses filets : en le remontant, il vit apparaître une figure du Christ. Il lutta si longtemps que la sueur lui coula dans les yeux — et il recouvra soudainement la vue. Il comprit qu’un miracle venait de se produire et donna le crucifix à l’église de Røldal. Deuxième lieu de pèlerinage de Norvège après la cathédrale de Nidaros à Trondheim, l’église est encore utilisée comme église paroissiale luthérienne. On notera une coïncidence qui n’aura pas échappé aux lecteurs de ce blog : nous avons visité cette église de guérison quelques jours à peine après une mésaventure au genou… (Sources : Fjords.com / Stavechurch.com)
- Le glacier Folgefonna : Le glacier qui se révèle soudainement au détour d’un virage est vraisemblablement le Folgefonna, troisième plus grand glacier de Norvège, qui recouvre un plateau à plus de 1 600 m d’altitude entre les fjords de Hardanger et de Sunnhordland. Il s’étend sur environ 212 km² et donne naissance à plusieurs langues glaciaires qui descendent vers les vallées environnantes. Le Folgefonna est l’un des glaciers norvégiens les plus accessibles : un centre de ski d’été (Folgefonni Breførarlag) fonctionne à l’année sur sa surface, permettant de skier en juillet — une incongruité qui fait pendant aux pommiers en fleur des vergers de Hardanger que nous traversons quelques kilomètres plus bas. Les glaciers norvégiens perdent de la masse depuis les années 1990 sous l’effet du réchauffement climatique, bien que le Folgefonna soit légèrement moins affecté que d’autres en raison de son altitude et de ses précipitations importantes. (Sources : Wikipédia — Folgefonna)
- Le paiement sur l’honneur, une pratique norvégienne : Le système décrit à bord du ferry — on se sert, on va payer à la caisse, pas de ticket ni de personnel de surveillance, juste quelques caméras — est l’expression d’une valeur profondément ancrée dans la culture norvégienne : la confiance sociale (tillit en norvégien). La Norvège figure régulièrement en tête des classements mondiaux de confiance interpersonnelle, selon l’enquête sociale européenne. Ce système d’honneur dépasse le ferry : on le trouve dans des centaines de petits commerces ruraux (gårdsbutikk — boutiques de ferme), des distributeurs de légumes, de fleurs et même de viande en bordure de route, où l’on dépose l’argent dans une boîte ou on scanne un QR code. Cette pratique reflète à la fois un faible niveau de criminalité et une conviction culturelle que la confiance accordée est généralement rendue — ce que les rares caméras de surveillance confirment sans infirmer. (Sources : RFI)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

























































































































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