Vilniemi ⇾ Sondby

Puisque nous sommes sur la côte, pour continuer notre progression vers le sud il nous faut nous diriger vers Helsinki. Nous mettons donc le cap à l’ouest et vistons sur notre passage les villes de Hamina et Porvoo.

Distance totale : 179.84 km
Altitude maximale : 63 m
Altitude minimale : -58 m
Dénivelé positif : 3725 m
Dénivelé négatif : -3736 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS du 28 août 2026 couvrent l’intégralité de la journée en van, de Vilniemi à Sondby, via les visites de Hamina et de Porvoo.

  • Distance : 178,4 km
  • Durée totale : 11h11 (de 8h36 à 19h47, heure locale)
  • Temps en déplacement : 4h41 | Temps à l’arrêt : 6h30
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 38,1 km/h
  • Altitude minimale : 8 m — maximale : 55 m — D+ : 536 m

✍️ Le Carnet de voyage

Une étape en van entre Vilniemi et Sondby, avec la visite de Hamina et Porvoo. D’après iNaturalist, cet insecte qui nous a rendu visite dans le van est un protichneumon.

Maintenant que nous sommes arrivés sur la côte, pour continuer vers le sud, il nous faut rejoindre Helsinki. En route, nous nous arrêtons pour visiter la ville de Hamina, dont le centre est une forteresse concentrique. Nous garons le van et allons marcher dans la ville : les maisons y sont colorées de tons pastel. Nous entrons visiter l’église Saint-Jean, une église luthérienne. Ce bâtiment de la place centrale est l’hôtel de ville ; derrière lui, l’église Sainte-Marie est une église évangélique. Nous achetons des produits locaux au petit marché de la place. La ville compte de nombreux bâtiments militaires : celui-ci est l’hôtel des cadets, et le bastion central a été transformé en lieu de festivité.

Après cette visite bien agréable, nous allons pique-niquer au bord de la mer, à côté de Kotka. Nous reprenons ensuite notre route et notre progression vers l’ouest, traversant sans nous arrêter la ville de Loviisa — son église aurait sans doute mérité une visite. Le paysage alentour est légèrement vallonné.

Nous arrivons dans la belle ville de Porvoo. Le GPS nous fait traverser la ville par une petite rue bordée de maisons de bois ; nous garons le van à côté de la cathédrale et partons visiter la ville, en commençant bien sûr par elle. C’est une église à clocher séparé, comme nous en croisons souvent depuis que nous sommes en Scandinavie. Un groupe est visiblement en train de répéter un spectacle dans la cathédrale ; nous ne voulons pas les déranger et écourtons un peu la visite. Le centre-ville, avec ses maisons de bois, est très bien préservé — à Porvoo, un tiers de la population parle suédois. Ces grandes maisons rouges sur la rive du fleuve sont d’anciens entrepôts ; la montée qui surplombe la cathédrale porte le nom des « escaliers du diable ».

En sortant de Porvoo, nous prenons l’autoroute pour aller voir l’église de Sipoo. Mais sur l’autoroute, nous réalisons que ça fait un grand détour par rapport aux campings où nous voulons aller ce soir, et nous faisons demi-tour. Ce soir, nous dormons dans un camping en bord de mer, à Sondby.

💡 Pour les curieux

  • Hamina, la ville-étoile où la Finlande a changé de maître : Fondée en 1653 sous le nom de Veckelax, fortifiée à partir de 1722 sous la couronne suédoise et rebaptisée Fredrikshamn, Hamina adopte un plan urbain circulaire hérité de l’idéal urbain de la Renaissance : une place centrale d’où rayonnent huit rues, reliées par deux rues concentriques, le tout enserré dans une fortification en étoile à six ou sept bastions. Il n’en subsiste aujourd’hui que deux exemples de ce type dans le monde : Hamina et Palmanova, en Italie. En 1783, la ville accueillit la rencontre entre l’impératrice Catherine II de Russie et le roi Gustave III de Suède, cousins, venus négocier pendant trois jours sans grand résultat concret. Mais c’est surtout le traité signé ici le 17 septembre 1809, le traité de Hamina (Fredrikshamn), qui scelle le sort de tout le pays : la Suède y cède l’intégralité de la Finlande à la Russie, donnant naissance au Grand-duché autonome de Finlande. Curiosité linguistique liée à cette histoire : Hamina reste aujourd’hui l’une des rares villes de Finlande, avec Helsinki, où subsiste une petite communauté russophone historique. (Sources : Haminan Museokatu / Kerran Elämässä)
  • Porvoo, deuxième plus vieille ville de Finlande : Nichée à l’embouchure de la rivière Porvoonjoki, Porvoo est officiellement bilingue, avec environ un tiers de suédophones — d’où son nom suédois, Borgå, aussi ancien que le finnois. Les grandes maisons rouges qui bordent le fleuve, aujourd’hui l’image la plus photographiée de la ville, étaient à l’origine des entrepôts marchands liés au commerce du sel, du goudron et des céréales, à l’époque où la rivière était encore navigable jusqu’à la mer. La vieille ville, avec ses ruelles pavées et ses maisons de bois aux couleurs vives, a échappé aux grands incendies et aux destructions du XXe siècle qui ont rasé une bonne partie du centre historique d’autres villes finlandaises — elle reste l’un des ensembles urbains anciens les mieux préservés du pays.
  • Les clochers séparés, une précaution plus qu’un style : Le clocher détaché de l’église principale, que vous croisez presque à chaque étape depuis le début de ce voyage scandinave, répond à des raisons très concrètes. D’abord la sécurité incendie : un clocher isolé, souvent frappé par la foudre du fait de sa hauteur, ne risque pas d’embraser l’église elle-même en cas de sinistre — l’exemple de l’église de Lieksa, dont le clocher en bois se trouve « un peu à l’écart », est resté intact lors de l’incendie qui a ravagé l’église en 1979. Ensuite une raison structurelle : porter le poids d’une grosse cloche et encaisser les vibrations de sa sonnerie exige une charpente massive et dédiée, plus simple à bâtir comme structure autonome que greffée sur l’édifice principal — à Kiruna, en Laponie suédoise, le clocher fut même construit en premier, avant l’église elle-même, sur des piliers de bois de près de 20 mètres importés par bateau depuis les forêts de la mer Blanche en Russie. Une solution avant tout pragmatique, devenue au fil des siècles une signature visuelle des paysages religieux nordiques. (Source : Paroisse de Lieksa)
  • Les langues de Finlande, un paysage plus riche que finnois-suédois : Le finnois, langue finno-ougrienne sans rapport avec le suédois, est la langue maternelle d’environ 92 % de la population ; le suédois, environ 5,5 %, essentiellement concentré sur les côtes sud et ouest — exactement la région traversée aujourd’hui, de Hamina à Porvoo. Ce sont les deux langues nationales du pays, à égalité de statut, même si le droit finlandais évite soigneusement le terme « langue officielle » au profit de « langue nationale ». À cela s’ajoutent trois langues sames reconnues (moins de 2000 locuteurs au total, essentiellement en Laponie), le meänkieli du Tornedalen croisé plus tôt dans ce voyage, le carélien, le romani finlandais et la langue des signes finlandaise, toutes protégées par la loi sur les langues des minorités nationales. Comme quoi, un pays officiellement bilingue peut être linguistiquement bien plus complexe qu’un simple partage en deux. (Sources : Wikipédia / EFNIL)
  • Le protichneumon, la guêpe qui a troublé Darwin : Le protichneumon (genre Protichneumon, famille des Ichneumonidae) est une guêpe parasitoïde, essentiellement pondeuse sur les chenilles de sphinx (des grands papillons de nuit) — son nom finnois, mäntykiitäjäkiho, signifie littéralement « ichneumon du sphinx du pin ». La femelle injecte ses œufs directement dans le corps de la chenille hôte grâce à un long ovipositeur ; la larve se développe ensuite à l’intérieur, se nourrissant de son hôte vivant jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ce mode de vie a d’ailleurs directement nourri les doutes théologiques de Charles Darwin : dans une lettre de 1860 au botaniste Asa Gray, il confiait ne pas pouvoir se convaincre qu’un Dieu bienveillant ait pu créer délibérément les ichneumons dans l’intention expresse de les faire se nourrir à l’intérieur de chenilles vivantes — un argument qui a valu à toute la famille des Ichneumonidae le surnom anglophone de « Darwin wasps ». Rien de tout ça ne se voyait, bien sûr, sur le visiteur bien inoffensif du van. (Sources : Wikipédia / GBIF)

🎵 Atmosphère musicale

Pour cette journée plus paisible, après la bataille technique des deux jours précédents, nous avons cherché une ambiance de tranquillité plutôt qu’un contraste marqué : villes calmes, paysages doux, maisons de bois, beau temps. Nous avons gardé le duo jouhikko/kantele qui nous accompagne depuis plusieurs jours, mais sans l’opposition de registres qu’on avait cherchée pour les eskers — ici, les deux instruments restent proches, dans une continuité douce plutôt qu’un dialogue de contrastes.

Et puisque Porvoo est une ville où un tiers de la population parle suédois, nous en avons profité pour changer de palette : nyckelharpa et violon léger, les instruments suédois qu’on avait utilisés à Gammelstad, remplacent le duo finlandais le temps de cette étape — une façon de marquer musicalement le basculement linguistique et culturel du jour, sans avoir besoin de le dire.

Prompt Style (Hamina, ambiance finlandaise) :
« Traditional Finnish folk, jouhikko and kantele, gentle and unhurried, warm sunlight, peaceful small wooden towns, soft pastoral landscape, modal, acoustic, raw, intimate, no percussion »

Prompt Style (Porvoo, ambiance suédoise) :
« Traditional Swedish folk, nyckelharpa, light fiddle, gentle and unhurried, warm sunlight, peaceful old wooden town, soft pastoral landscape, modal, acoustic, raw, intimate, no percussion »

Exclude (les deux prompts) :
« drums, percussion, rhythmic percussion, beat, kick, snare, cymbals, bass drum, modern instruments, synthesizer, electronic, cinematic, orchestral, epic, dramatic, ambient pads, vocals, choir »


Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Nous avons entendu et identifié les oiseaux suivants avec l’application whoBIRD :

  • Pic épeiche
    Pic épeiche
    Dendrocopos major
Track 1

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