🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 6 août 2026 retracent l’étape en van de Kvamskogen à Gaupne, via le Hardangerfjord, Voss, Flåm, le Lærdalstunnelen, un ferry, et la descente vers le Krokafjorden.
- Distance totale : 260,6 km
- Durée totale : 9h16 (de 8h42 à 17h58, heure locale)
- Temps en déplacement : 5h58
- Temps à l’arrêt : 3h17 (Steindalsfossen, déjeuner, Lærdalstunnelen, ferry, Feigefossen…)
- Vitesse moyenne (en déplacement) : 43,6 km/h
- Altitude minimale : 7 m — maximale : 443 m
Résumé technique : Longue étape traversant plusieurs grandes vallées et fjords du Sogn. La vitesse moyenne basse (43,6 km/h) reflète les routes sinueuses, les nombreux tunnels et les multiples arrêts que cette région impose naturellement. Le Lærdalstunnelen (24,5 km) représente à lui seul environ 20 minutes d’obscurité.
✍️ Le Carnet de voyage
Il a beaucoup plu cette nuit, et quand j’ai essayé de mettre le chauffage, il a affiché une erreur. Le mode maintenance précise qu’il s’agit d’une erreur P00015 — impossible de savoir à quoi ça correspond sans connaître la référence du chauffage, et l’information est bien sûr restée à la maison. Le temps s’est tout de même un peu dégagé et nous voyons que nous sommes sur le parking d’un domaine de ski de fond. L’endroit est désert — nous étions seuls cette nuit. La zone doit être beaucoup plus animée en hiver.
Après un tunnel, nous nous arrêtons sur l’ancienne route pour prendre des photos. La cascade de Steindalsfossen attire beaucoup de monde : elle est très spectaculaire et un sentier permet de passer dessous. À sa droite, une cascade plus modeste ne semble intéresser personne. Certains parkings ont été décorés par des artistes. En Norvège, beaucoup de routes sont payantes — celle-ci va nous coûter 31 couronnes. Il n’y a pas de péage : tout se fait de manière automatique par lecture des plaques d’immatriculation. Partout l’eau ruisselle de la montagne et on ne saurait compter le nombre de cascades. Dans un supermarché, nous achetons un ouvre-boîte : nous avons un stock de boîtes de conserve mais nous avions oublié l’ouvre-boîte.
La cascade de Tvindefossen attire également beaucoup de monde — les parkings ont l’air bondés, nous préférons passer notre chemin. Nous nous arrêtons sur un parking près d’une étrange montagne. Il y a beaucoup de framboises sauvages et nous en cueillons pour notre déjeuner. Quand les tunnels sont trop longs, on y introduit des variations de lumière pour lutter contre l’endormissement. Malgré cela, nous sommes toujours contents d’en voir le bout. Des énormes bateaux de croisière remontent le fjord jusqu’à Flåm. Nous nous arrêtons sur un parking pour préparer un repas grâce à notre ouvre-boîte, que nous complétons par un coulis de framboises.
Nous arrivons du Lærdalstunnelen — le plus long tunnel routier du monde. Ici encore, trois cavernes illuminées cherchent à combattre l’endormissement. Nous prenons le ferry pour une courte traversée. Très plats et très bas sur l’eau, ces ferries semblent très bien adaptés aux eaux calmes des fjords. À la sortie du ferry, nous arrivons directement dans un tunnel. Voilà nos premières couronnes norvégiennes : tout se paye par carte bancaire en Norvège, sauf les douches des campings. Nous avons fini par prendre de l’argent au distributeur — il ne nous reste plus qu’à échanger les billets contre des pièces. Le ciel commence à se découvrir et nous apercevons même notre premier coin de ciel bleu. Ici, sur quelques kilomètres, les roches sont différentes : de gros blocs plutôt que de grandes plaques, comme un peu partout ailleurs.
En fin d’après-midi, nous arrivons au bord du Krokafjorden. Nous nous arrêtons dans un camping en face de la très spectaculaire cascade Feigefossen. À 19h30, c’est l’heure de ma présentation de 10 minutes à la conférence Balisage. J’ai 10 minutes pour présenter les coulisses de mon blog : j’explique comment je peux imprimer des pages pour en faire des livres, puis comment j’utilise l’intelligence artificielle pour générer le contenu du blog à partir des sous-titres et des traces GPS. Nous terminons la soirée avec un bon repas où nous goûtons de nouvelles sortes de fromage.
💡 Pour les curieux
- AutoPASS : le péage invisible norvégien : En Norvège, la quasi-totalité des péages est entièrement automatique. Il n’y a ni barrière, ni ticket, et parfois même aucun panneau clairement visible. Il est donc très fréquent de passer un péage… sans s’en rendre compte. Les péages sont facturés par passage, de manière entièrement automatique : des portiques équipés de caméras photographient la plaque d’immatriculation de chaque véhicule. AutoPASS est le système national de péage électronique en Norvège. Les véhicules équipés d’un transpondeur — appelé *brikke* (puce) — sont détectés par des antennes, tandis que les caméras enregistrent les plaques de ceux qui n’en ont pas. Pour les conducteurs étrangers, le fonctionnement est simple : la plaque est lue, le véhicule identifié via les registres européens, et une facture envoyée à l’adresse du propriétaire après le voyage. La Norvège compte plus de 400 stations de péage sur son réseau routier, ce qui en fait l’un des systèmes les plus denses d’Europe. Le système s’applique non seulement aux routes et tunnels, mais aussi à de nombreux ferries et aux « anneaux de péage » entourant les grandes villes comme Oslo, Bergen ou Stavanger. Pour les campeurs réguliers en Norvège, les pièces restent néanmoins indispensables pour une chose qu’AutoPASS n’a pas encore digitalisée : les douches des campings. (Sources : Tolltickets / Esprit de voyageuse)
- Le Lærdalstunnelen, 24,5 km d’obscurité : Nous l’avons évoqué il y a quelques jours à propos du Djupedalstunnelen — mais aujourd’hui nous l’avons traversé. Le tunnel de Lærdal, inauguré le 27 novembre 2000, est le plus long tunnel routier du monde avec 24,5 km. À 80 km/h (la limite en vigueur), la traversée dure environ 18-20 minutes. Pour rompre la monotonie de ce couloir de granit, trois grandes cavernes de 30 mètres de diamètre ont été creusées, éclairées en bleu et jaune pour évoquer un lever de soleil, censées maintenir l’attention des conducteurs. Ces haltes lumineuses tous les 6 km sont une solution typiquement norvégienne à un problème typiquement norvégien : comment faire circuler des millions de véhicules chaque année dans des tunnels qui ressemblent à des voyages vers le centre de la Terre ? La réponse : de l’art, de la lumière, et la confiance que les conducteurs gardent les yeux ouverts. (Sources : Wikipédia)
- Les cascades en Norvège, un paysage omniprésent : La remarque des sous-titres — « on ne saurait compter le nombre de cascades » — n’est pas une hyperbole. La Norvège compte officiellement plus de 1 000 cascades répertoriées, et des dizaines de milliers d’autres qui n’ont pas de nom. Ce phénomène tient à plusieurs facteurs conjugués : un relief abrupt (les fjords ont creusé des vallées de 1 000 à 1 500 mètres de profondeur), des précipitations très élevées sur la côte ouest (Bergen reçoit 2 250 mm/an), et un substrat granitique imperméable qui concentre l’eau en surface plutôt que de l’absorber. En été, la fonte des neiges et des glaciers vient s’ajouter aux pluies, alimentant des centaines de filets d’eau supplémentaires. Deux cascades se distinguent sur notre route : la Steindalsfossen, célèbre pour le sentier qui permet de passer derrière son rideau d’eau, et la Tvindefossen, l’une des plus hautes de Norvège avec deux chutes distinctes sur environ 150 mètres. La Feigefossen, devant laquelle nous passons la nuit, appartient à une autre catégorie encore — voir ci-dessous.
- La Feigefossen, « la cascade funeste » : La Feigefossen se jette depuis les hauteurs du Lustrafjord en deux bonds successifs pour une chute totale d’environ 218 mètres — l’une des plus spectaculaires de Norvège. Son nom vient du vieux norrois *feige*, qui signifie « voué à la mort » ou « funeste » — une référence à la violence de la chute et au danger mortel qu’elle représentait pour qui s’en approchait. Elle se déverse dans le Krokafjorden, bras interne du Lustrafjord, lui-même un bras du Sognefjord — le plus long (205 km) et le plus profond (1 308 m) fjord de Norvège. Depuis le camping en face, la vue est directe et frontale : le mur de granit disparaît dans les nuages et l’eau s’en échappe en une langue blanche qui semble surgir du ciel. La lumière de fin d’après-midi, quand elle perce, projette des arcs-en-ciel dans la brume. (Sources : Visit Norway / Wikipédia — Sognefjord)
- La Western Gneiss Region : des roches revenues du manteau : Les blocs que nous observons entre Sogndal et Gaupne, si différents des grandes plaques vues ailleurs, nous signalent un changement géologique majeur. Nous sommes dans la Western Gneiss Region (WGR), l’une des formations géologiques les plus extraordinaires du monde. La WGR couvre environ 50 000 km² dans le sud-ouest de la Norvège. Les roches dominantes sont des orthogneiss migmatitiques de composition tonalitique ou granitique — leur foliation (feuilletage) prononcée leur donne habituellement leur aspect de grandes dalles plates. Mais ici, des corps d’éclogite enclavés dans ce gneiss — une roche massive, sans foliation — fracturent en gros blocs cubiques, ce qui explique la différence visible. Le plus fascinant est l’histoire de ces roches : les forces de compression de l’orogenèse calédonienne (~490-390 millions d’années) ont provoqué une subduction profonde de la croûte continentale, facilitant la formation de roches métamorphiques à haute et ultra-haute pression. Certaines ont été enfouies à 100 à 150 km de profondeur dans le manteau supérieur — et contiennent des micro-diamants et de la coésite (une forme du quartz stable uniquement à ces profondeurs extrêmes) qui en témoignent encore. Ces roches ont ensuite été ramenées à la surface sur des millions d’années. Ce que nous avons photographié depuis la fenêtre du van a fait l’aller-retour jusqu’au manteau de la Terre. (Sources : Mindat — WGR / Geology Page)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.























































































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