Grenoble ⇾ Salers

Une étape à travers la vallée du Rhône et le Massif Central, entre Grenoble et Salers.

Distance totale : 376.35 km
Altitude maximale : 1646 m
Altitude minimale : 167 m
Dénivelé positif : 6241 m
Dénivelé négatif : -5474 m
Download file: 20261005-vanlife.gpx

🗺️ Le Topoguide

Les données GPS enregistrées le 5 octobre 2026 retracent une grande étape de traversée du Massif Central, entre Grenoble et Salers, dans le Cantal.

  • Distance totale : 373,6 km en van, complétés d’environ 1,8 km à pied
  • Durée totale : 9h48 (de 8h09 à 17h57, heure locale)
  • Temps en déplacement : 6h49 | Temps à l’arrêt : 2h58
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 54,8 km/h
  • Altitude minimale : 195 m — maximale : 1616 m — D+ : 4478 m

Résumé technique : depuis Grenoble, la route file d’abord vers l’ouest sur le relief de plus en plus aplati de la plaine du Rhône, qu’elle franchit en trois temps : l’autoroute A7, le canal, puis le fleuve lui-même. Sur l’autre rive, le relief remonte aussitôt avec le massif du Pilat, puis un long trajet à travers le Velay qui passe en vue du Puy-en-Velay et du château de Polignac, où une pause déjeuner est prise au bord de la route. L’itinéraire rejoint ensuite Brioude, suit brièvement l’A75 avant de remonter la vallée de l’Alagnon jusqu’à Murat. De là, une petite route monte au Pas de Peyrol (1589 m), point culminant de la journée, au pied du Puy Mary. Des travaux dans la descente vers Salers imposent un grand détour par la vallée parallèle du Falgoux, avant l’arrivée à Salers en fin d’après-midi. Quatre longues haltes, dont la pause déjeuner de 52 minutes et un arrêt final d’une heure, ponctuent une étape qui reste malgré tout très rapide en moyenne.

✍️ Le Carnet de voyage

Une étape de Grenoble à Salers.

À Grenoble, quand le temps est clair, les montagnes ne sont jamais loin. À l’approche de la vallée du Rhône, le relief devient de plus en plus plat. Nous traversons l’autoroute A7, puis le canal, et enfin le Rhône. Sur l’autre rive, le relief est tout de suite beaucoup plus marqué. Nous traversons le massif du Pilat.

Nous apercevons la belle ville du Puy-en-Velay, ainsi que le château de Polignac. Des chaussures sur un porte-vélo, voilà qui est original. Nous déjeunons dans un petit restaurant sur le bord de la route.

À Brioude, nous recroisons les traces de notre périple en vélo de 2024, celles que nous avions déjà croisées au Danemark et en Suède. Après un court passage sur l’autoroute A75, nous suivons la vallée de l’Alagnon.

Peu avant Murat, nous prenons une petite route pour commencer notre montée vers le Pas de Peyrol. Les volcans du Cantal se dévoilent dans toute leur splendeur. Nous nous arrêtons au Pas de Peyrol pour prendre des chocolats chauds et quelques photos.

Des travaux dans la descente vers Salers nous font faire un grand détour. Au Falgoux, nous sommes dans une vallée parallèle à celle de Salers. Nous arrivons à Salers en fin d’après-midi et ce soir nous dormons au camping.

💡 Pour les curieux

  • Le massif du Pilat, une île de montagne à l’est du Massif Central : Coincé entre la vallée du Rhône à l’est et celle du Gier au nord-ouest, le Pilat forme la bordure orientale du Massif Central et culmine à 1432 m au Crêt de la Perdrix. Ses roches — gneiss, granites et micaschistes — datent d’environ 300 millions d’années et appartiennent aux parties profondes de l’ancienne chaîne hercynienne. Sa curiosité géologique la plus célèbre porte le nom local de « chirat » : de vastes pierriers, qui ressemblent à des éboulis de falaise mais n’en sont pas, puisqu’ils reposent sur des pentes très douces, sans aucune corniche au-dessus d’eux — héritage des gels et dégels répétés des dernières glaciations. Devenu parc naturel régional en 1974 (47 communes, 700 km²), le Pilat doit son nom à une origine restée incertaine, que la tradition populaire attribue à Ponce Pilate. Plus tragique : le 1er novembre 1944, un avion américain Douglas C-47 s’y est écrasé entre le Crêt de la Perdrix et le Crêt de Botte, tuant cinq membres d’équipage et quinze soldats blessés, alliés et allemands, qu’il évacuait. (Sources : Wikipédia / Planet-Terre (ENS Lyon))
  • Le château de Polignac, une forteresse perchée sur un volcan et sa légende d’Apollon : Dressée sur un neck volcanique à environ 100 m au-dessus du village, la forteresse de Polignac défendait depuis le Xe siècle l’accès nord-ouest du Puy-en-Velay, avec une première mention écrite en 929. Elle appartient à la même famille depuis près de 1000 ans, qui y érige au XIVe siècle un donjon carré de 32 m et un puits de 83,5 m de profondeur — le célèbre « puits de l’abîme ». Sa gloire tient aussi à une légende : celle d’un temple antique d’Apollon qui aurait précédé la forteresse, dont les prêtres auraient rendu des oracles par le « puits de l’oracle » à la manière de Delphes. Cette légende naît à la Renaissance, en 1533, quand le vicomte de Polignac montre à François Ier un masque sculpté d’Apollon — mais elle a été réfutée par les historiens dès le milieu du XIXe siècle. Abandonnée au XVIIe siècle pour le château plus confortable de Lavoûte-Polignac, c’est de cette famille qu’est issue la duchesse de Polignac, favorite de Marie-Antoinette. (Sources : Wikipédia / Wikipédia — la légende du temple d’Apollon)
  • La vallée de l’Alagnon, entre glaciers et laves fossiles : Premier grand affluent de rive gauche de l’Allier, l’Alagnon prend sa source à environ 1686 m d’altitude au Puy de Bataillouse, dans le massif du Lioran, avant de parcourir quelque 86 km vers le nord-est jusqu’à sa confluence avec l’Allier au Saut du Loup, à 386 m. Un contraste de plus de 1400 m de dénivelé entre amont et aval lui fait traverser cinq grands ensembles géologiques, du massif du Cantal à la Limagne de Brioude. Près de Murat, il occupe une ancienne vallée glaciaire aux proportions encore larges ; et sa géologie réserve une curiosité savante : d’anciennes coulées de lave noire ont jadis comblé une première vallée de la rivière, qui a depuis creusé un nouveau lit à côté, laissant ces laves perchées entre 125 et 215 m au-dessus du cours actuel. (Sources : Wikipédia / Gest’eau / BRGM)
  • Le Pas de Peyrol, le plus haut col routier du Massif Central : Culminant à 1589 m, il enjambe la crête entre le Puy Mary et le Puy de la Tourte, au carrefour des routes vers Aurillac (par le col de Redondet), Salers et Dienne. Il se tient au pied du Puy Mary (1783-1787 m), le vestige le plus spectaculaire du plus grand stratovolcan d’Europe — le volcan du Cantal, qui mesurait jadis près de 70 km de diamètre et dont le sommet s’est édifié il y a environ 6,5 millions d’années, ce qui lui vaut le surnom d’« Etna auvergnat ». Classé Grand Site de France depuis décembre 2012, le col est totalement fermé à la circulation de novembre à mai ; le Tour de France l’a emprunté ou y a fini 13 fois depuis 1947. C’est aussi là que pousse la gentiane jaune, dont la racine, qui peut atteindre 1,50 m, sert à la fabrication de la célèbre liqueur Salers. (Sources : Wikipédia / Wikipédia)
  • Salers, cité noire et berceau d’une vache et d’un fromage : Bâtie en pierre volcanique sombre et couverte de toits de lauze, cette cité médiévale perchée à environ 950 m domine la vallée de la Maronne depuis une butte basaltique. Son histoire remonte au XIe siècle (le baron Séverin de Salers part à la première croisade en 1095), mais c’est un édit d’Henri II, en 1550, qui en fait un siège administratif et judiciaire — expliquant les belles maisons nobles des XVe et XVIe siècles qui bordent sa Grand-Place. Classée parmi Les Plus Beaux Villages de France depuis 1982, elle a donné son nom à une race bovine à la robe acajou et aux cornes en lyre, ainsi qu’à un fromage AOP au lait cru, fabriqué exclusivement en été, pendant la saison de l’herbe, et affiné au moins trois mois. Son nom s’attache aussi à une liqueur de gentiane et aux « carrés de Salers », de succulents sablés au beurre. (Sources : Toocamp / Voyages-en-France)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Nous avons entendu et identifié les oiseaux suivants avec l’application whoBIRD :

  • Mésange bleue
    Mésange bleue
    Cyanistes caeruleus
  • Bergeronnette des ruisseaux
    Bergeronnette des ruisseaux
    Motacilla cinerea
Track 1

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *