🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 20 septembre 2026 couvrent l’intégralité de la journée en van, de Lenti en Hongrie à Plescherken/Keutschach en Autriche, via une courte incursion en Slovénie puis le franchissement du col de Soboth (1347 m), qui sépare la Styrie de la Carinthie. La route traverse les vignobles et houblonnières de Styrie, longe le lac de Völkermarkt, puis marque une longue halte à Klagenfurt en fin d’après-midi.
- Distance : 242,1 km, dont 237,0 km en van et environ 5,1 km à pied
- Durée totale : 12h32 (de 7h46 à 20h18, heure locale)
- Altitude minimale : 148 m — maximale : 1393 m — D+ : 2039 m (la plus grosse étape en dénivelé depuis le début du voyage)
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape de Lenti, en Hongrie, à Plescherken, en Autriche, avec une courte incursion en Slovénie.
Ce matin, nous n’étions qu’à quelques kilomètres de la frontière slovène. Les panneaux de la frontière étaient illisibles à cause des autocollants, mais la frontière était marquée par un rucher typiquement slovène. Ici aussi, le maïs manque d’eau, mais les champs de tournesol ont meilleure mine. L’incursion en Slovénie a été brève, et très vite, ce fut la frontière autrichienne.
Les villages que nous traversons nous semblent typiquement autrichiens ; en tout cas, ils ressemblent à l’image que nous nous faisons de l’Autriche. La Styrie que nous traversons est en région viticole ; elle est très vallonnée, et il y a des vignobles un peu partout. Après les vignobles, nous traversons des houblonnières. Après la steppe desséchée que nous avons traversée ces derniers jours, nous sommes contents de retrouver la montagne et de la verdure.
Nous passons sans nous en apercevoir le col de Soboth ; à 1347 mètres, il sépare les Länder de Styrie et de Carinthie. Nous cherchons en vain des restaurants ouverts sur notre route, mais le dimanche, ça semble compliqué en Autriche. Nous nous arrêtons sur un parking et nous déjeunons dans le van. En face de nous, il y a une passerelle pour les piétons et les cyclistes ; après le déjeuner, nous allons voir de plus près à quoi elle ressemble. En face de nous, on commence à apercevoir des sommets de plus de 2000 mètres.
Un pont nous fait traverser le lac de Völkermarkt. Nous arrivons au milieu d’après-midi à Klagenfurt et nous allons faire quelques pas dans la ville. Nous visitons l’église paroissiale de Saint-Égide. Klagenfurt est la capitale de Carinthie et ce palais est le siège du parlement. Des vêtements traditionnels sont exposés dans les vitrines. Et pour faire honneur à l’Autriche, nous commandons des apfelstrudels.
Ce soir, nous dormons dans un camping au bord du lac Keutschacher. Et j’en profite pour aller me baigner dans le lac.
💡 Pour les curieux
- La Styrie, le « cœur vert » de l’Autriche : Surnommée la « Grüne Mark » (la Marche verte) puis, à l’usage touristique, le « cœur vert de l’Autriche », la Styrie doit ce nom à ses 61 % de couverture forestière, complétés par un quart de prairies, vergers et vignobles. Son sud, celui que vous avez traversé, est vallonné et intensément viticole depuis l’époque romaine ; mais la région a payé un lourd tribut à l’histoire du XXe siècle, perdant plus de 30 000 hectares de vignes au profit de la Slovénie lors de l’effondrement de la monarchie austro-hongroise en 1918 — une frontière tracée en plein cœur d’un même vignoble. Moins connue : la houblonnière que vous avez croisée s’inscrit dans une tradition relancée après-guerre autour de Fürstenfeld et Ilz, pour remplacer les importations de houblon de Bohême qui alimentaient jusque-là les brasseries styriennes. (Sources : Wikipédia / Wein Steiermark)
- La Carinthie, terre de passage entre quatre mondes : Le plus austral des Länder autrichiens, façonné tour à tour par les Celtes, les Romains, les Slaves puis les Bavarois, n’a rejoint les Habsbourg qu’en 1335 — tardivement par rapport au reste du pays. Son nom viendrait de l’ancien royaume celtique de Carantanie. À la fin du XVe siècle, la région subit pas moins de cinq incursions ottomanes, avant que le désintérêt chronique des princes Habsbourg, alors absorbés ailleurs, ne renforce durablement le pouvoir des états régionaux locaux (noblesse et haut clergé), qui gouvernèrent longtemps depuis Sankt Veit plutôt que depuis Klagenfurt. (Source : Austria-Forum)
- Klagenfurt et son dragon, ou quand un fossile devient légende : Selon la légende fondatrice de la ville, un dragon (le Lindwurm) terrorisait autrefois les environs depuis un marécage, dévorant quiconque s’y aventurait. Les villageois parvinrent à le piéger en attachant un bœuf à une chaîne munie d’un crochet géant en haut d’une tour : le monstre, happant l’appât, s’y retrouva ferré comme un poisson et fut achevé sur place — sa mort rendant enfin la région habitable. Le tout premier sceau connu de la ville, dès 1287, arborait déjà ce dragon. Mais le plus savoureux reste la suite : en 1840, le paléontologue Franz Unger démontra que la tête du Lindwurm sculpté sur la célèbre fontaine de 1583 (aujourd’hui place Neuer Platz) avait été modelée d’après un authentique crâne de rhinocéros laineux préhistorique, alors conservé à l’hôtel de ville — les artistes de la Renaissance, ignorant tout de la paléontologie, avaient pris un vrai fossile pour la preuve tangible de leur monstre légendaire. (Sources : Wikipédia / Ville de Klagenfurt)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.































































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