Sundby – Grovane

Une étape pluvieuse et superbe où nous faisons un détour pour emprunter quelques unes des plus belles routes du Telemark.

Distance totale : 292.96 km
Altitude maximale : 453 m
Altitude minimale : 48 m
Dénivelé positif : 3638 m
Dénivelé négatif : -3649 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS enregistrées le 25 juillet 2026 retracent une longue étape en van depuis la péninsule d’Eidanger (Telemark) jusqu’à Grovane (Aust-Agder), en empruntant les routes RV38 puis RV41 à travers les vallées et les hauts plateaux du Telemark, avec un arrêt à Evje.

  • Distance totale : 292,5 km
  • Durée totale : 9h39 (de 9h01 à 18h40, heure locale)
  • Temps en déplacement : 6h32
  • Temps à l’arrêt : 3h07 (station-service, pause café, déjeuner, Evje, Grovane)
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 44,8 km/h
  • Altitude minimale : 48 m — maximale : 453 m (hauts plateaux du Telemark)
  • Dénivelé cumulé positif : 2 102 m

Résumé technique : Longue étape en van sur des routes secondaires et de montagne, sans autoroute. La vitesse moyenne basse (44,8 km/h) et le dénivelé impressionnant (2 102 m pour un trajet en van !) reflètent la nature du parcours : des routes sinueuses qui montent et descendent sans cesse à travers les vallées et les crêtes du Telemark, avant de redescendre vers la côte sud-ouest par la vallée de la Otra. La journée pluvieuse, annoncée dès le matin, a conditionné le choix de cette longue étape de transit.

✍️ Le Carnet de voyage

Le ciel était gris ce matin sur le parking où nous avions dormi, et la météo annonçait une journée pluvieuse. Nous avons décidé d’en profiter pour avancer vers le sud-ouest en faisant un détour par quelques belles vallées du Telemark. Petit arrêt à la station-service pour faire le plein d’eau et vider les eaux grises, et c’est parti — une fois n’est pas coutume — pour une journée entière de conduite. Aujourd’hui, c’est Gisèle qui est au volant et je fais le copilote.

Sur notre itinéraire, c’est un vrai défilé de lacs. Il commence à pleuvoir en milieu de matinée et nous faisons une pause café au bord de l’un d’eux. Entre les averses, je baisse la vitre et j’arrive à prendre quelques photos au vol. Les montagnes que nous traversons ont été rabotées par les glaciers — le paysage est rond, poli, sans aspérités, très différent des Alpes ou des Pyrénées. La route 38 nous emmène vers le nord-ouest ; en fin de matinée, nous la troquons pour la route 41 qui va nous ramener vers le sud.

En début d’après-midi, nous nous arrêtons pour déjeuner, toujours près d’un lac. Un petit appareil bien pratique nous permet de râper un parmesan un peu trop dur. Nous préparons une salade que nous pourrions presque qualifier de méditerranéenne, accompagnée d’un maquereau fumé acheté en Suède et de pâtes artisanales des Alpes du Sud avec le parmesan. À ce niveau de la journée, il y a une interruption d’une petite heure dans mes photos et mes vidéos : j’avais terminé la mise à jour du blog vers 1h du matin la veille, et cet après-midi, je me suis endormi pendant que Gisèle conduisait.

Nous faisons une pause à Evje pour quelques courses. Notre van est garé sous des pistes de saut à ski — ce n’est pas pour rien que nous sommes au Telemark. La météo avait prévu que la pluie cesserait en fin d’après-midi, et effectivement il ne pleut plus quand nous arrivons à Grovane. Nous faisons quelques pas pour aller reconnaître le départ de la randonnée que nous projetons pour demain.

💡 Pour les curieux

  • Le Telemark, la Norvège en miniature : Le Telemark est un comté du sud de la Norvège qui s’étire du plateau montagneux de Hardangervidda — plus grand plateau de haute montagne d’Europe du Nord — jusqu’à un littoral découpé entre Oslo et Kristiansand, en traversant des vallées profondes, des forêts denses et d’innombrables lacs. Les locaux le surnomment « la Norvège en miniature » car il concentre en un seul endroit tous les paysages du pays : haute montagne, toundra arctique, vallées encaissées, forêts de pins et de bouleaux, archipel côtier. La région est parsemée de lacs — dans la seule vallée du lac Nisser, on en dénombre plus de 1 750. Les plus grands centres urbains sont Skien (ville natale d’Henrik Ibsen), Porsgrunn et Notodden. La RV38, que nous avons empruntée ce matin, traverse certains des plus beaux paysages de la région, entre Kviteseid et la haute vallée de Tokke. (Sources : Le Voyage Autrement / Un Tour Dans Le Sac)
  • Le ski de Telemark : quand une région donne son nom à une technique : Les pistes de saut à ski aperçues à Evje ne sont pas là par hasard : c’est dans le village de Morgedal, en plein cœur du Telemark, qu’est né le ski moderne. Sondre Norheim (1825-1897), menuisier de Morgedal dans la commune de Kviteseid, révolutionna la pratique du ski en inventant vers 1860 une fixation en osier enroulée autour du talon — permettant de maintenir le pied tout en gardant le talon libre — et en taillant des skis à « taille de guêpe » qui facilitaient les virages. Le télémark tel qu’on le connaît est dû à Sondre Norheim qui, lors d’une compétition à Morgedal, imposa son style avec la technique du virage sauté, la fameuse génuflexion : une jambe avancée, le genou plié, les skis en convergence. En 1868, il remporta la première compétition nationale à Christiania (Oslo) avec une avance spectaculaire sur ses concurrents plus jeunes. Il est aussi à noter que la technique du télémark est utilisée pour la réception après un saut à ski, et sa qualité est prise en compte par les juges — ce qui explique encore mieux la présence de tremplins dans cette région. Norheim émigra aux États-Unis en 1884 et mourut au Dakota du Nord en 1897, mais sa technique conquit le monde. La flamme olympique des Jeux de Lillehammer (1994) fut allumée à Morgedal, en hommage à ce berçeau du ski. (Sources : Wikipédia — Télémark / SondreNorheim.com)
  • Les paysages glaciaires de Norvège : Les montagnes « rabotées » que nous observons depuis la fenêtre du van sont une signature typique du travail des glaciers sur le socle rocheux scandinave. Contrairement aux Alpes, découpées en arêtes vives et en pics aigus par les glaciers alpins, les montagnes du Telemark et de toute la Norvège du Sud portent les marques d’une glaciation différente : celle de la calotte glaciaire scandinave, qui recouvrait toute la péninsule sous une couche de glace continue de plusieurs kilomètres d’épaisseur jusqu’il y a environ 10 000 ans. Sous son poids immense, cette calotte ne « sculptait » pas les montagnes en pics, mais les polissait et les arrondissait — formant les paysages de horsts (plateaux) et de vallées en U caractéristiques de la Scandinavie. La présence d’innombrables lacs dans ces vallées est une conséquence directe de cette érosion : les bassins creusés dans la roche dure ont été remplis d’eau à la fonte des glaces. La Norvège compte ainsi environ 50 000 lacs de plus d’un hectare — soit l’un des pays au monde avec la plus forte densité de lacs par rapport à sa superficie. (Sources : Wikipédia — Calotte glaciaire scandinave)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Nous avons entendu et identifié les oiseaux suivants avec l’application whoBIRD :

  • pie bavarde
    pie bavarde
    Pica pica
Track 1

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