Gaupne – Ludagrendi par le Sognefjell

Une très belle étape en van entre Gaupne et Ludagrendi en passant par le Sognefjell entre sommets et glacier.

Distance totale : 117.33 km
Altitude maximale : 1478 m
Altitude minimale : 41 m
Dénivelé positif : 2484 m
Dénivelé négatif : -2069 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS du 7 août 2026 retracent l’étape en van de Gaupne à Ludagrendi, via le Lustrafjord, la vallée de la Fortunselvi, la Sognefjellsvegen et Lom. C’est l’une des étapes les plus spectaculaires du voyage en termes de dénivelé et de paysages.

  • Distance totale : 117,2 km
  • Durée totale : 8h17 (de 8h04 à 16h22, heure locale)
  • Temps en déplacement : 4h41
  • Temps à l’arrêt : 3h35 (nombreuses pauses : cascades, glacier, point culminant, Lom…)
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 24,9 km/h
  • Altitude minimale : 50 m — maximale : 1 477 m (Sognefjell)
  • Dénivelé cumulé positif : 1 569 m

Résumé technique : La vitesse moyenne de 24,9 km/h est la plus basse de tout le voyage — reflet des routes sinueuses, des pentes extrêmes (27,5 km depuis Fortun pour monter de 60 à 1 430 m) et des 3h35 de pauses. Le D+ de 1 569 m pour 117 km illustre la nature de la Sognefjellsvegen : une route qui monte sans relâche avant de redescendre aussi franchement de l’autre côté.

✍️ Le Carnet de voyage

La route 55 que nous avons suivie au départ de notre camping est l’une des routes touristiques les plus connues de Norvège. Elle commence par remonter le fjord. Comme ces bateaux de croisière, nous remontons le plus long fjord du monde. À Skjolden, au fond du fjord, nous sommes à 200 km de l’océan Atlantique. Arrivés au fond du fjord, nous remontons la Fortunselvi. La large vallée nous amène jusqu’à Fortun, et c’est là que commence la montée vers le Sognefjell.

La végétation se fait plus rase, les arbres disparaissent. Nous doublons une première fois un cycliste danois. De nombreux parkings sont aménagés le long de la route ; nous nous arrêtons sur celui qui marque l’altitude 1 000 m. En France, l’altitude serait modeste, mais ici c’est un paysage de haute montagne. Pendant que nous nous arrêtions, le cycliste nous a dépassés — nous le doublons à nouveau. Les moutons sont ici en liberté, et cette affiche demande de refermer les barrières pour éviter qu’ils n’entrent dans les toilettes. Nous retrouvons à nouveau le cycliste danois plus haut : nous le retrouverons une dernière fois sur le parking de notre point haut. Nous lui offrirons un café et discuterons un peu — il nous expliquera qu’il compte rejoindre le Cap Nord.

À travers les nuages, nous apercevons les glaciers. Nous nous arrêtons souvent et passons beaucoup de temps à les contempler. Voici le point haut de la route du Sognefjell. Les nuages défilent sur le glacier ; sur la GoPro, je fais des essais de prise de vue en accéléré, mais il faudra que j’améliore ma technique. C’est sur ce massif que se trouvent les plus hauts sommets de Norvège, et nous quittons le plateau à regret pour redescendre dans la vallée. La descente est beaucoup moins raide que la montée.

Sur notre chemin, nous trouvons une colonne qui célèbre la Constitution norvégienne. Elle serait à Oslo si son auteur ne s’était pas déshonoré pendant la dernière guerre, ce qui lui a valu de se retrouver dans le parking de cet hôtel. Plus loin, nous trouvons sa maison au toit végétalisé — elle est à côté d’une église en bois. Un peu plus loin encore, nous trouvons un grenier norvégien qui nous rappelle étrangement les greniers asturiens au milieu desquels nous avons dormi en Espagne. La route 55 se termine à Lom, où nous trouvons un autre grenier d’origine ainsi que du miel à plus de 50 € le kilo. Lom est célèbre pour son église en bois. Cet autre grenier utilise les mêmes techniques que les greniers espagnols pour se protéger des rongeurs. Nous terminons notre tour du village par une visite de l’église : même la couverture du toit est en bois, et à l’intérieur, même les décorations sont en bois. Les vitraux et les tuyaux de l’orgue semblent être les seules choses à ne pas être en bois.

La route 55 nous a éloignés de la côte. Après Lom, nous mettons le cap vers le nord-ouest pour nous approcher à nouveau de la côte. Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons sur un parking près d’une rivière pour y passer la nuit. Au dîner, nous goûtons un nouveau brunost que nous avons acheté à Lom. Gisèle a trouvé des framboises autour du van et nous goûtons le coulis encore un peu tiède qu’elle vient de faire.

💡 Pour les curieux

  • Le Lustrafjord et le Sognefjord : Depuis Gaupne et tout au long du trajet jusqu’à Skjolden, nous roulons au bord du Lustrafjord — le bras le plus intérieur du Sognefjord. Ce dernier est le plus long fjord du monde avec 205 km, et le plus profond avec 1 308 m à son maximum. Skjolden, où nous arrivons au fond du fjord, se trouve à environ 200 km de l’océan Atlantique — une distance qui illustre à quel point ces bras de mer pénètrent profondément dans le continent. Le Sognefjord est suffisamment profond et large pour accueillir des paquebots de croisière jusqu’à Skjolden, où ils doivent faire demi-tour faute de route maritime possible plus à l’est. C’est là que commence la Fortunselvi, la rivière qui descend du Sognefjell et dont la vallée mène jusqu’à Fortun, point de départ de l’ascension. Le philosophe Wittgenstein a séjourné plusieurs fois à Skjolden entre 1913 et 1950, attiré par l’isolement absolu du fond du fjord. (Sources : Wikipédia)
  • La Sognefjellsvegen et le Jotunheimen : La Sognefjellsvegen est la plus haute route de col d’Europe du Nord. Elle fait partie de la route nationale 55 (Fylkesvei 55) et relie Lom à Gaupne sur 110 km. Elle a été inaugurée le 16 juillet 1938. Le point le plus haut est le Fantesteinen, à 1 434 mètres d’altitude. La route passe à travers les massifs du Jotunheimen, des Hurrungane et du Breheimen, et est fermée de novembre à mai en raison de l’enneigement. Pendant des siècles, elle a été la route commerciale entre la Scandinavie orientale et occidentale — on peut encore voir au sommet de nombreuses « varden », ces tours de pierre qui marquaient le chemin à travers la chaîne de montagnes. Le massif qu’elle traverse, le Jotunheimen (littéralement « le foyer des géants » en vieux norrois), abrite les deux plus hauts sommets de Norvège : le Galdhøpiggen (2 469 m) et le Glittertind (2 452 m). Le nom de Jotunheimen vient directement de la mythologie nordique, où il désigne le royaume des géants. Bien que les sommets restent dans les nuages lors de notre passage, les glaciers qui en descendent — notamment le Smørstabbreen — se révèlent et se cachent au gré du vent. (Sources : Wikipédia — Sognefjellsvegen / Climbfinder)
  • La colonne de la Constitution et la collaboration : La Constitution norvégienne (Grunnloven) fut signée à Eidsvoll le 17 mai 1814 — date célébrée chaque année comme fête nationale. Des colonnes et monuments commémoratifs furent érigés à travers le pays au XIXe et XXe siècles pour célébrer cet acte fondateur. La colonne que nous rencontrons dans le parking d’un hôtel, entre Fortun et Lom, porte en elle une histoire particulière : son auteur aurait collaboré avec l’occupant nazi pendant la Deuxième Guerre mondiale. En Norvège, les collaborateurs du régime nazi (membres du parti Nasjonal Samling ou proches de Quisling) virent après la libération leurs œuvres, noms et legs soumis à une forme d’ostracisme public — une colonne destinée à orner une place d’Oslo se retrouve ainsi reléguée dans un parking de montagne. Cette tension entre mémoire historique et reconnaissance artistique reste vive en Norvège.
  • Le stabbur norvégien et le hórreo asturien, deux inventions parallèles : Le stabbur norvégien est un grenier traditionnel surélevé sur des piliers en pierre, conçu pour stocker les provisions à l’abri de l’humidité et des rongeurs. Comme les hórreos des Asturies et de Galice que nous avons côtoyés lors de notre précédent voyage en Espagne, il est posé sur des disques de pierre plats (appelés musepads en norvégien — littéralement « tapis à souris ») qui empêchent les rongeurs de grimper. Ces deux architectures — l’une nordique, l’autre ibérique — ont été inventées indépendamment pour répondre au même problème universel : protéger le grain des parasites et de l’humidité. Le stabbur peut être une construction modeste à deux pièces ou, dans les grandes fermes, un bâtiment à deux étages richement sculpté. Certains stabburs anciens datent du XVIIe ou XVIIIe siècle et constituent aujourd’hui des éléments de patrimoine protégés. (Sources : Wikipédia — Stabbur)
  • La stavkirke de Lom, cathédrale de bois du Jotunheimen : C’est l’une des plus belles et plus imposantes églises en bois debout de Norvège. Sa construction remonte aux années 1158-1159. Au Moyen Âge, la stavkirke de Lom était la plus vaste de la vallée du Gudbrandsdal et une étape incontournable de tout pèlerinage. L’église abrite l’une des plus riches collections de peintures religieuses de Norvège, dont la plupart sont des œuvres de Eggert Munch. Les stavkirke (*stav* = pieu, *kirke* = église) furent construites entre le XIe et le XIIIe siècle avec une technique particulière : des poteaux porteurs verticaux. À l’époque, il y en avait plus de 1 000. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une trentaine. L’église de Lom se distingue par ses toits en escalier et ses têtes de dragon sculptées — mélange d’influences vikings et chrétiennes. À l’intérieur, des traces des constructeurs d’origine sont encore visibles sur les murs, dont des runes. Parmi les décorations, on trouve une peinture du baptême du Christ dont le style, étonnamment, est clairement inspiré de l’art chinois — une surprise inattendue dans une église de montagne norvégienne. Comme l’observent les sous-titres, tout ou presque est en bois — les murs, les colonnes, le toit, les sculptures, les bancs, les galeries — si bien que les vitraux et les tuyaux de l’orgue paraissent presque incongrus. (Sources : Comptoir des Voyages / World History Encyclopedia)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

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