🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 16 août 2026 retracent une journée de tourisme lent sur la péninsule de Nordingrå, au cœur de la Haute-Côte (Höga Kusten), depuis Härnösand jusqu’à la marina de Köpmanholmen.
- Distance totale : 179,0 km
- Durée totale : 10h05 (de 8h35 à 18h40, heure locale)
- Temps en déplacement : 5h34 | Temps à l’arrêt : 4h31
- Vitesse moyenne : 32,1 km/h — la plus basse d’une étape en van depuis le début du voyage
- Altitude minimale : 0 m — maximale : 227 m
Résumé technique : Les 4h31 d’arrêts pour 179 km parcourus traduisent parfaitement la nature de la journée — une exploration lente, ponctuée de longues pauses dans les villages de pêcheurs, sous la pluie puis au soleil. La plus longue pause : 2h45 à Bönhamn (13h45-16h30), entre la première visite sous la pluie, le déjeuner dans le van et la deuxième exploration au soleil.
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape en van de Härnösand à Köpmanholmen, et surtout une longue visite de la péninsule de Nordingrå. Ce matin, nous avons quitté notre camping sous la pluie. La route E4 que nous suivons traverse l’embouchure de l’Ångermanälven par le pont de la Haute-Côte — le plus long pont suspendu de Suède, qu’on qualifie parfois de Golden Gate suédois. Nous quittons ensuite la route E4 pour aller visiter la péninsule : c’est l’une des mieux préservées de la région de la Haute-Côte où nous sommes maintenant. La route que nous voulions prendre est fermée et la déviation passe sur une petite route non goudronnée. Nous nous arrêtons devant l’église de Nordingrå dont le toit est en réfection.
Sous une pluie battante, nous allons jusqu’à Norrfällsviken, puis nous mettons le cap sur le petit village de pêcheurs de Bönhamn, que nous visitons rapidement une première fois sous la pluie. Nous y restons finalement près de trois heures — entre 13h45 et 16h30 — et déjeunons dans le van en face de la chapelle des pêcheurs de Bönhamn. La chapelle a été construite au XVIIe siècle sur un petit îlot avant d’être déplacée à l’emplacement où nous la trouvons. La pluie a cessé et nous retournons visiter le village. Il ne doit plus y avoir beaucoup de pêcheurs dans ce village aussi bien préservé, mais on y voit encore les séchoirs pour leurs filets.
Nous passons beaucoup de temps à photographier les effets du soleil sur ce ciel noir. C’est ce type de village et de paysage qui a valu à la Haute-Côte où nous sommes maintenant d’être classée au patrimoine de l’UNESCO. Nous quittons le village de Bönhamn pour mettre le cap sur celui de Bästra. Bästra est un autre de ces villages de pêcheurs typiques de la région — il a également sa chapelle construite par des pêcheurs, dont l’intérieur est joliment décoré. Comme à Bönhamn, la clé de la chapelle attend le visiteur, accrochée au chambranle de la porte. Ici, la clé et la serrure sont de véritables œuvres d’art. Il se fait tard et il est temps de quitter la péninsule. Ce soir, nous dormons dans une aire de camping-car dans la marina de Köpmanholmen.
💡 Pour les curieux
- La Haute-Côte, patrimoine mondial de l’isostasie : La Haute-Côte (Höga Kusten) est une partie de la côte suédoise du golfe de Botnie. Ce site est reconnu pour la recherche sur l’isostasie, le phénomène ayant été reconnu et étudié pour la première fois dans cette région. Depuis la fin de la dernière glaciation, la région a connu un relèvement de l’ordre de 285 mètres, entraînant l’émergence de nouvelles terres. En 2000, la Haute-Côte a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’isostasie post-glaciaire est simple à comprendre : la calotte de glace qui recouvrait la Scandinavie il y a 10 000 ans pesait si lourd qu’elle avait enfoncé le sous-sol rocheux d’environ 800 mètres. Depuis que la glace a fondu, la terre remonte lentement pour retrouver son équilibre — et elle remonte encore aujourd’hui, à un rythme d’environ 8 mm par an sur la Haute-Côte. Le record mondial a été mesuré au sommet du Skuleberget, où l’ancien rivage se trouve aujourd’hui à 286 mètres au-dessus du niveau actuel de la mer. Conséquence pratique pour les habitants : des terres nouvelles émergent régulièrement de la mer, les îles grossissent, les ports s’ensablent. En 2006, le site a été étendu pour inclure l’Archipel de Kvarken, côté finlandais, qui illustre le même phénomène dans un paysage différent. (Sources : Wikipédia / Varldsarvethogakusten.se)
- Le Högakustenbron, le Golden Gate suédois : Le pont de la Haute-Côte (Högakustenbron) est un pont suspendu qui franchit l’embouchure de l’Ångermanälven près de Veda, entre les communes de Härnösand et de Kramfors. Il est le plus long pont suspendu de Suède avec une portée principale de 1 210 m. L’ouvrage mesure au total 1 827 m, les pylônes culminent à 180 m et la hauteur libre est de 40 m. Il fut construit entre 1993 et 1997 et ouvrit à la circulation le 1er décembre 1997. La comparaison avec le Golden Gate n’est pas usurpée : la portée principale du Högakustenbron est de 1 210 m, contre 1 280 m pour le Golden Gate — une différence de seulement 70 mètres. L’histoire raconte qu’il aurait été inspiré par le Golden Gate Bridge de San Francisco. La ressemblance est frappante depuis la rive — deux pylônes élancés, les câbles paraboliques, la travée suspendue au-dessus d’une eau sombre. La différence : pas de ville en toile de fond, seulement la forêt de pins et les collines de granite de la Haute-Côte. (Sources : Wikipédia)
- Les villages de pêcheurs de la Haute-Côte : Bönhamn et Bästra appartiennent à un type d’habitat côtier très particulier appelé fiskeläge en suédois — littéralement « lieu de pêche ». Contrairement à la majeure partie du littoral baltique suédois, plus doux, la Haute-Côte est escarpée et spectaculaire, avec ses promontoires vertigineux, ses plateaux granitiques et ses ports de pêche abrités. Les fiskeläge se sont développés là où la côte découpée offrait un abri naturel — une crique entre deux rochers, une anse protégée par une île. Les maisons de pêcheurs (fiskebodar), peintes en rouge de Falun, se serrent autour du port, souvent si étroites qu’on peut à peine passer entre elles. Les anciens villages de pêcheurs de Norrfällsviken et de Bönhamn sont parmi les sites incontournables de la Höga Kusten. Le bois séché sur les claies, les filets suspendus entre les maisons, les barques retournées sur le granit — tout évoque un mode de vie resté pratiquement intact depuis le XVIIe siècle, même si la pêche commerciale a largement disparu. (Sources : Höga Kusten)
- Les chapelles des pêcheurs, un patrimoine unique : La chapelle de Bönhamn et celle de Bästra font partie d’un ensemble exceptionnel : nulle part ailleurs en Suède ou en Finlande on ne trouve autant de chapelles de pêcheurs préservées. Leur histoire remonte au XVIe siècle, quand le roi Gustave Vasa accorda aux pêcheurs de Gävle (Gävlefiskarna) le droit exclusif de pêcher dans les eaux du golfe de Botnie. Ces pêcheurs venaient sur la Haute-Côte tôt au printemps avec leurs familles et construisaient de simples logements et des chapelles. Les pêcheurs de Gävle construisirent la chapelle de Bönhamn en 1658-1659, sur l’île de Höglosmen, au large du village. Au début du XIXe siècle, la chapelle fut transportée sur le continent et reconstituée à Bönhamn. Ce déplacement est exactement ce que décrit le carnet — construite sur un îlot, puis transplantée sur la terre ferme. La clé accrochée au chambranle, les serrures forgées à la main, les intérieurs sobrement décorés de bois peint : ces chapelles n’ont rien des cathédrales gothiques. Ce sont des lieux de prière construits par des mains de pêcheurs, pour des familles venues passer l’été loin de chez elles, et qui avaient besoin d’un endroit pour se recueillir avant de repartir en mer. (Sources : Wikipédia suédois — Bönhamns kapell / Höga Kusten)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.






















































































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