🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 25 août 2026 couvrent l’intégralité de la journée en van, de l’île de Manamansalo jusqu’au point de vue de Räsävaara, sur la commune de Lieksa, via Kuhmo.
- Distance : 331,1 km
- Durée totale : 9h52 (de 8h46 à 18h39, heure locale)
- Temps en déplacement : 6h05 | Temps à l’arrêt : 3h47
- Vitesse moyenne (en déplacement) : 54,5 km/h
- Altitude minimale : 114 m — maximale : 316 m — D+ : 1184 m
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape en van de l’île de Manamansalo jusqu’au point de vue de Räsävaara, sur la commune de Lieksa. Aujourd’hui, nous avons eu notre première journée de grand beau temps depuis que nous sommes en Finlande, ou peut-être même depuis la Norvège.
Nous retraversons le chenal qui sépare Manamansalo de la terre ferme, et dont une légende dit qu’il aurait été creusé par des pillards pour s’enfuir avec leur butin. Sur notre route, les lacs ne sont jamais bien loin, mais ils sont souvent cachés par des arbres. Nous filons vers l’est. Il y a peu de relief : les routes sont plates, légèrement ondulées. Nous bifurquons ensuite vers le sud et longeons un grand camp militaire.
Nous arrivons à Kuhmo pour l’heure du déjeuner. Après avoir photographié la statue d’Elias Lönnrot, nous allons déjeuner. Avant de quitter la ville, nous faisons une promenade le long du fleuve et nous dirigeons vers le rapide de Pajakkakoski. Un chemin de planches a été aménagé le long de ces rapides : ils étaient sur la route du goudron, et avaient été aménagés pour permettre le passage des bateaux.
Nous reprenons ensuite notre route vers le sud. Peu après Nurmes, nous prenons une route secondaire pour nous rapprocher du lac Pielinen, mais elle n’est pas goudronnée, pleine de nids de poule, et nous renonçons vite. Ce soir, nous dormons sur le parking d’accès au point de vue de Räsävaara. Après avoir garé le van, nous montons voir le point de vue. Du haut de la tour d’observation, nous avons une vue à 360° et pouvons admirer l’étendue et la beauté du lac Pielinen ; nous voyons également le mont Ukko-Koli, que nous irons visiter demain.
Et sur le chemin du retour, Gisèle a trouvé un cèpe qui va améliorer notre dîner.
💡 Pour les curieux
- Le chenal de Manamansalo, légende de pillards contre lenteur géologique : Selon la tradition orale, des pillards revenant chargés de butin auraient été surpris par des paysans locaux prêts à leur tendre une embuscade ; pressés par le temps, ils se seraient mis à creuser un canal à travers l’isthme séparant l’île du continent, si nombreux que chacun n’aurait eu qu’un mètre de terre à retirer, avant de faire glisser leurs bateaux jusqu’au bassin voisin. Les crues successives de l’Oulujärvi auraient ensuite élargi ce passage en un véritable chenal. La réalité géologique est bien plus lente : Manamansalo est d’abord une crête sableuse d’origine glacio-lacustre, qui dépassait déjà de la surface de l’eau à la formation du lac — un mécanisme distinct de celui des îles marines croisées plus tôt dans ce voyage, comme l’explique l’entrée suivante. Aucune trace n’atteste par ailleurs qu’un isthme ait un jour été creusé de main d’homme — mais l’île divise si nettement le lac en deux bassins presque distincts qu’on comprend d’où vient la légende. (Source : Rokua Geopark)
- Basculement plutôt que soulèvement : pourquoi un lac ne se comporte pas comme la mer : Le relèvement isostatique post-glaciaire, qui a fait émerger Hailuoto ou Bjuröklubb de la mer plus tôt dans ce voyage, ne peut pas produire le même effet dans un lac de la même façon : si tout le bassin (le fond comme les rives) se soulève uniformément, le niveau de l’eau suit proportionnellement, et rien ne change en relatif. Encore faut-il donc que le soulèvement ne soit pas uniforme — ce qui est justement le cas en Finlande, où le taux de relèvement est plus fort vers le nord-ouest (proche du centre de l’ancienne calotte glaciaire, au-dessus de l’actuel golfe de Botnie) et plus faible vers le sud-est. Un grand bassin comme l’Oulujärvi ne se soulève donc pas comme un bloc rigide : il bascule. Le seuil rocheux de Vaalankurkku, là où le lac se déverse vers l’Oulujoki au nord-ouest, est aujourd’hui environ 15 mètres plus haut qu’au tout début de l’existence du lac, il y a environ 8300-8400 ans. Sous l’effet de ce basculement, l’eau reste retenue plus haut du côté sud-est du bassin, moins soulevé — au point que la surface en eau totale de l’Oulujärvi a au moins doublé depuis sa formation, un effet d’inondation progressive plutôt que d’émersion généralisée. De quoi nuancer une image un peu trop simple : le relèvement des terres ne « vide » pas mécaniquement un lac, il l’incline. (Source : Reijo Heikkinen)
- Elias Lönnrot, le médecin de campagne qui a donné une épopée à la Finlande : Fils d’un tailleur de campagne, Lönnrot entame des études de médecine à Turku en 1822 avant de devenir médecin de district à Kajaani, tout près de Kuhmo, où il restera vingt ans. C’est depuis cette base qu’il effectue une dizaine de tournées de collecte de poésie populaire ; la quatrième (septembre 1833), passant justement par Kuhmo, lui donne l’idée décisive de transformer ces chants recueillis en une véritable épopée. Lors d’un voyage ultérieur, en avril 1834, il rencontre à Carélie viennoise Arhippa Perttunen, le plus grand chanteur de runes de la région, dont la contribution au contenu final du Kalevala dépasse celle de tout autre informateur. Publié en 1835, le Kalevala est devenu le texte fondateur de l’identité culturelle finlandaise — et c’est de ce même répertoire de chant kalevaléen à cinq notes, porté traditionnellement par le kantele, que s’inspirent vos prompts Suno depuis quelques jours. (Sources : Juminkeko / Tietävä (SKS))
- Pajakkakoski, un rapide sur la route du goudron : Le plus grand rapide librement courant du Kainuu, long d’environ 450 mètres, a longtemps servi de passage aux bateaux à goudron acheminés vers Oulu à la fin du XIXe siècle. On y voit encore aujourd’hui la « vetomöljä », une jetée de pierre construite le long de la rive pour haler les bateaux à contre-courant au retour — un chemin de planches a depuis été aménagé par-dessus cette digue historique, permettant de la parcourir à pied. Le sentier fait partie du Rantaraitti, environ 2 km le long du lac Lammasjärven et de la rivière Pajakkajoki, ponctué de huit panneaux racontant l’histoire du secteur. Un maillon local, à échelle humaine, du même grand réseau de transport du goudron qui convergeait vers Oulu depuis Manamansalo et tout le Kainuu. (Sources : Visit Kuhmo / Outdooractive)
- Pielinen, un des grands lacs de Finlande : Avec près de 900 km², Pielinen est le quatrième plus grand lac de Finlande et le plus grand de Carélie du Nord ; il draine un bassin versant d’environ 21 000 km², dont plus de la moitié à cheval sur le Kainuu et la Carélie du Nord, et près de 43 % côté russe. Sa profondeur maximale atteint 61 mètres près de l’île de Paalasmaa, pour une profondeur moyenne d’environ 10 mètres ; le lac s’étire sur près de 90 km de long et jusqu’à 30 km de large. Cette même île de Paalasmaa, avec son point culminant à 225 m d’altitude (132 m au-dessus du niveau du lac), est d’ailleurs la plus haute île de Finlande. Le massif de Koli, aperçu depuis Räsävaara et que vous visiterez demain, borde sa rive occidentale — deux belvédères (Räsävaara au sud, Ukko-Koli au nord) pour deux perspectives différentes sur le même immense plan d’eau. (Source : Ville de Joensuu)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.



























































Laisser un commentaire