🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 17 septembre 2026 couvrent l’intégralité de la journée en van, d’Hortobágy à Dunaföldvár, sur les rives du Danube. La route traverse la puszta hongroise par de petites routes secondaires puis un morceau d’autoroute, avec une longue halte à Bugac pour le déjeuner et une randonnée dans les dunes sablonneuses du parc national de Kiskunság.
- Distance : 286,3 km en van
- Durée totale : 9h24 (de 8h51 à 18h15, heure locale)
- Altitude minimale : 126 m — maximale : 165 m — D+ : 116 m
- Randonnée à Bugac : 5,75 km, 1h40, D+14 m
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape en van entre Hortobágy et Bugac, puis jusqu’au Danube à Dunaföldvár.
En quittant le camping, nous sommes repassés sur le pont des Neuf-Arcs, que nous avons vu hier en vélo. Aujourd’hui ce sera une étape de plaine ; nous sommes toujours dans la Puszta, cette grande steppe hongroise. Étonnant que Waze nous fasse faire un grand détour pour éviter le réseau secondaire, nous nous risquons sur une petite route : elle est tellement mauvaise qu’on dépasse rarement les 20 km/h. Cela nous laisse le temps de regarder une poule de faisane dans le fossé.
Il y a encore beaucoup de nids de cigogne ; nous sommes toujours sur l’une de leurs routes pour traverser la Méditerranée par le Bosphore. Après avoir essayé les petites routes, nous prenons un morceau d’autoroute. Nous n’avions pas compris que si ce fourgon roulait si lentement, c’est qu’il y avait un radar ; le radar passé, il se met à accélérer. De manière générale, les Hongrois ne semblent respecter les vitesses qu’à l’approche des radars. Les panneaux indicateurs nous rappellent des affiches de la Coupe des Champions de Handball : la Hongrie est également un grand pays pour les handballeurs.
Nous arrivons à Bugac pour l’heure du déjeuner. Nous déjeunons dans le restaurant d’une des fermes du parc qui nous sert des plats locaux. Après le déjeuner, nous partons marcher sur une des boucles proposées par le parc ; le chemin d’accès à la boucle est plus long que la boucle elle-même, mais cela nous permet de marcher dans la puszta. À Bugac, une des particularités de la steppe est d’être sablonneuse.
Nous passons devant la ferme dont nous avons goûté les produits. Cette race de porcs locale a la particularité d’être très poilue, même s’il nous semble exagéré de parler de laine. La race de moutons locale a de grandes cornes torsadées. Quant à la race de vaches dont nous voyons un beau taureau, elle a la particularité d’être grise.
La boucle que nous avons repérée nous mène dans la forêt de sable, comme partout ailleurs la végétation a souffert de la sécheresse. Les forêts qui poussent dans ces dunes sablonneuses ont été ravagées par les incendies. Ce point de vue nous permet de voir la steppe, ainsi que les dégâts causés par les incendies. Safran ou colchique, iNaturalist ne m’a pas permis de répondre à la question.
Sur le chemin du retour, nous voyons un troupeau de bœufs gris surveillé par un berger. Ces curieuses plantes sont des asclépiades ; iNaturalist les dit communes, mais je n’en avais jamais vus.
Nous reprenons la route après cette promenade. Nous franchissons le Danube en fin d’après-midi : c’est d’abord un bras secondaire, puis le bras principal. Ce soir, nous dormons dans un camping au bord du fleuve à Dunaföldvár.
💡 Pour les curieux
- Les bergers de la puszta, une hiérarchie encore vivante : Sur la grande plaine hongroise, l’animal gardé déterminait le rang du berger : les csikós (gardiens de chevaux) trônaient au sommet, suivis des gulyás (bouviers) puis des juhász (bergers de moutons), les kondás (gardiens de porcs) fermant la marche. Chacun avait ses outils et son costume propres — le fouet karikás, hérité d’avant même la conquête magyare, le bâton crochu du juhász, le grand chapeau à bord souple orné de plumes de grue ou d’outarde selon le rang. La chemise bleue des csikós, elle, remonte à la révolution de 1848-49 : par admiration pour les uniformes des hussards révolutionnaires, les gardiens de chevaux en adoptèrent la couleur, qui leur est restée depuis. Fait notable : à Hortobágy, cette culture pastorale n’est pas une reconstitution folklorique mais un métier bien réel, exercé quotidiennement — reconnu en 2022 par son inscription à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel hongrois. (Sources : Visit Hortobágy / Remény Farm)
- Le mangalica, le cochon qui a failli disparaître : Né au début du XIXe siècle du croisement des cochons gras hongrois avec la race serbe sumadia, le mangalica se distingue par sa toison bouclée, unique chez les porcs du monde entier — on le surnomme parfois le « cochon-mouton ». Dominant l’élevage porcin hongrois jusqu’au milieu du XXe siècle, il a bien failli disparaître dans les années 1970, la demande se détournant de sa viande grasse au profit de races plus maigres. Il doit sa renaissance actuelle à une redécouverte culinaire : son gras, riche en acide oléique (55 à 65 %, presque autant que l’huile d’olive), est aujourd’hui recherché par les chefs et considéré comme bien plus sain que le saindoux ordinaire. (Sources : Mindmegette / Remény Farm)
- Le racka, un mouton hongrois avant même la Hongrie : Ce qui frappe d’abord, ce sont ses cornes torsadées en spirale, dressées en V bien visible, chez le bélier comme chez la brebis — un cas unique parmi les races ovines mondiales, avec au moins quatre tours complets de spirale passé l’âge de deux ans. Son ancienneté est peut-être encore plus remarquable : le mot finno-ougrien « juh » (mouton) ne désignait originellement que le racka en hongrois, les races importées d’Europe de l’Ouest héritant du terme d’origine germanique « birka » — ce qui suggère que le racka accompagnait déjà les Magyars lors de la conquête du bassin des Carpates au IXe siècle. Repoussé par le mérinos à partir du XIXe siècle, il frôle l’extinction dès 1903 ; aujourd’hui protégé, il reste étroitement associé aux steppes de Debrecen, Hortobágy et Kiskunság, où vous l’avez vu. (Source : Agrárágazat)
- Le bœuf gris hongrois, sauvé de justesse : Arrivé dans le bassin des Carpates avec l’installation des Coumans au XIIIe siècle, le bœuf gris hongrois a fait la renommée commerciale du pays du XIVe au XIXe siècle, ses troupeaux étant exportés à pied jusqu’en Allemagne et en Italie pour leur viande persillée et leur robustesse légendaire. Reste aujourd’hui un animal au tempérament resté semi-sauvage, à l’opposé des races bouchères modernes : croissance lente, viande maigre, entretien minimal, mais un besoin réel de clôtures solides — pas le genre de bête qu’on caresse dans une cour de ferme. Sa sauvegarde, engagée depuis 60 ans, est considérée comme l’un des programmes de conservation de race les plus réussis d’Europe. (Source : Remény Farm)
- Bugac, la puszta ensablée par le vent : La steppe sablonneuse de Bugac occupe le centre de la Bácska sableuse, entre le Danube et la Tisza — le plus grand et le plus accidenté secteur du parc national de Kiskunság (11 488 ha protégés), façonné par les vents qui ont façonné dunes et creux depuis la dernière glaciation. Sa forêt de chênaies-bouleaux-genévriers spontanée, l’Ősborókás, en constituait l’écosystème le plus précieux et le plus strictement protégé — jusqu’à l’incendie de 2012, qui en a détruit près de 90 %, laissant les 1100 hectares brûlés que vous avez traversés, un paysage dont la régénération complète se comptera en siècles plutôt qu’en décennies. Sur ces dunes réchauffées dès le printemps pousse une flore endémique remarquable, dont le kikerics des sables — le colchique local, cousin toxique du safran, avec lequel il se confond aisément à l’œil nu, ce qui explique tout à fait votre hésitation du jour. (Sources : Parc national de Kiskunság / Zöld Hang)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.



















































Laisser un commentaire