🗺️ Le Topoguide
Les données GPS enregistrées le 23 septembre 2026 retracent une étape en van entre Lesce et Bovec, suivie d’une randonnée pédestre distincte autour de la Soča.
Van
- Distance totale : 125,8 km
- Durée totale : 5h33 (de 8h15 à 13h48, heure locale)
- Temps en déplacement : 3h04
- Temps à l’arrêt : 2h29
- Vitesse moyenne (en déplacement) : 41,0 km/h
- Altitude minimale : 203 m — maximale : 1327 m — D+ : 1721 m
Résumé technique : plutôt que de redescendre la vallée de la Sava Dolinka empruntée à l’aller, l’itinéraire remonte d’abord à Bled, puis suit la Sava Bohinjka jusqu’à Bohinjska Bistrica. De là, la route grimpe par Petrovo Brdo jusqu’au col de Soriška planina (dit aussi Bohinjsko sedlo, environ 1300 m, le point culminant de la journée), avant de redescendre dans la Baška grapa, la vallée encaissée de la Bača, via Podbrdo, Koritnica, Grahovo ob Bači et Kneža. Elle rejoint la vallée de la Soča à Most na Soči, au confluent avec l’Idrijca, puis la remonte par Tolmin et Kobarid jusqu’à Žaga, avant le dernier tronçon vers Bovec. Une vitesse moyenne modérée (41 km/h) et près de deux heures et demie d’arrêt reflètent une route de montagne sinueuse, entrecoupée d’une pause déjeuner à Žaga.
Randonnée pédestre autour de la Soča
- Distance totale : 11,0 km
- Durée totale : 3h47 (de 14h10 à 17h57, heure locale)
- Temps en déplacement : 1h32
- Temps à l’arrêt : 2h16
- Vitesse moyenne (en déplacement) : 7,2 km/h
- Altitude minimale : 365 m — maximale : 470 m — D+ : 267 m
Résumé technique : boucle pédestre au départ du camping de Bovec, longeant les gorges de la Soča et ses passerelles suspendues. Le temps à l’arrêt largement supérieur au temps de marche (2h16 contre 1h32) traduit une randonnée contemplative, ponctuée de nombreuses pauses photo et d’observations naturalistes (cyclamens, colchiques, couleuvre tessellée), plutôt qu’une marche de progression.
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape de Lesce à Bovec, suivie d’une randonnée le long de la Soča.
Ce matin, en quittant notre camping à Lesce, nous sommes d’abord remontés jusqu’à Bled. C’est loin d’être le chemin le plus court, mais plutôt que de remonter la vallée de la Sava Dolinka, par laquelle nous sommes arrivés, et de contourner le Triglav vers le sud, nous allons le contourner par le nord. Nous avons longé le lac avec ses vues sur le château ; les gondoles qui permettent d’aller sur la petite île n’avaient pas encore repris leur service.
Après Bled, nous avons remonté la vallée de la Sava Bohinjka. Le camping sauvage est interdit dans toute la Slovénie ; dans les parcs nationaux comme celui du Triglav, les amendes atteignent 500 euros par personne. Peu avant d’arriver au célèbre lac de Bohinj, nous avons bifurqué sur une petite route de montagne pour traverser le massif qui nous séparait de la vallée de la Soča. Après quelques essais pour le photographier à travers les arbres, j’arrive enfin à prendre une photo du Triglav. En chemin, nous croisons à nouveau les traces de notre randonnée sur la Via Alpina en 2019.
La Soča est célèbre pour ses eaux turquoises. Nous nous arrêtons pour déjeuner à Žaga ; le patron semble un peu vexé quand Gisèle lui dit que les ravioles aux noisettes qu’on nous sert en dessert lui rappellent des pierogi polonais.
En début d’après-midi, nous nous arrêtons dans un camping à Bovec pour faire une randonnée autour de la Soča. On aperçoit toujours le Triglav en alignement dans le fond de la vallée. Cette boucle de la Soča n’abrite pas moins que quatre campings. Des passerelles himalayennes sont aménagées pour traverser la rivière ; nous ne nous lassons pas de regarder et de photographier la rivière.
Voici un cyclamen des Alpes. Quelques colchiques. Une petite couleuvre tessellée qui n’a pas l’air en grande forme. Une galeruque brunette.
En fin de parcours, nous montons vers le village. Nous passons faire quelques courses à Bovec, et nous redescendons vers le camping.
💡 Pour les curieux
- Soriška planina ou Bohinjsko sedlo, un col à double identité : Ce col d’environ 1300 m, le deuxième plus haut de Slovénie accessible par la route, relie le Gorenjska (Bohinj) au Primorska (vallées de la Baška grapa et de la Selška). Son vrai nom d’usage, utilisé de tout temps par les habitants des trois versants, est Soriška planina — mais en 2010, l’administration routière slovène y a fait poser un panneau bleu rebaptisant le lieu « Bohinjsko sedlo » (le col de Bohinj). Le geste a durablement agacé les habitants du village voisin de Sorica, qui continuent de réclamer, en vain jusqu’ici, le retrait de ce panneau qu’ils jugent illégitime. Une querelle de clocher discrète, mais qui dit bien l’attachement local à un nom de lieu face à une administration lointaine. (Sources : Wikipédia / Gorenjski glas)
- Le lac de Bohinj, le géant tranquille des Alpes juliennes : D’origine tectonique et façonné par un glacier, le lac de Bohinj est le plus grand lac naturel permanent de Slovénie (3,3 km², plus de 4 km de long, jusqu’à 44,5 m de profondeur). Son principal affluent, la Savica, dévale une chute de 78 m rendue célèbre dès l’époque du grand poète national France Prešeren au XIXe siècle ; à sa sortie, le lac donne naissance à la Jezernica, l’une des rivières les plus courtes de Slovénie, qui devient la Sava Bohinjka dès sa rencontre avec la Mostnica à peine 100 m plus loin — celle-là même que vous avez remontée ce matin. L’idée de protéger cette région remonte à 1908, portée par le scientifique slovène Albin Belar ; il faudra attendre 1961 pour la création officielle du parc national du Triglav, aujourd’hui le seul parc national de Slovénie. (Source : Triglavski narodni park)
- La Soča, rivière turquoise et ligne de front : Sur près de 140 km, des sources glaciaires de Trenta jusqu’à l’Adriatique italienne (où elle prend le nom d’Isonzo), la Soča doit sa couleur turquoise si photogénique à un lit calcaire et à une eau d’une pureté exceptionnelle. Cette même vallée fut, entre 1915 et 1917, le théâtre de douze batailles sanglantes de l’Isonzo entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie pendant la Première Guerre mondiale — des combats qui ont coûté la vie à des centaines de milliers de soldats dans ces mêmes gorges aujourd’hui parcourues par les kayakistes et les randonneurs. Les passerelles himalayennes que vous avez traversées font aujourd’hui partie d’un réseau touristique dense, avec pas moins de quatre campings sur la seule boucle de Bovec que vous avez arpentée.
- Les kobariški štruklji, une signature dans la pâte : Ces « ravioles » que vous avez goûtées à Žaga sont en réalité des štruklji cuits à l’eau, en pâte non levée très fine, fourrés d’un mélange de noix moulues, chapelure, sucre, raisins secs, rhum, cannelle et zeste de citron. Leur trait distinctif : chaque cuisinier referme son štrukelj d’une empreinte de doigt bien visible au centre — un geste à la fois pratique (il évite que le centre, plus épais à cause de la farce, ne cuise mal) et symbolique, une véritable signature artisanale, puisque chaque maison, voire chaque village de la vallée, revendique sa recette comme la seule « vraie ». Autrefois casse-croûte revigorant pour les faucheurs pendant les foins d’été sous le mont Matajur, ils sont devenus un dessert de fête incontournable de la gastronomie de Posočje, popularisé jusque dans les assiettes étoilées de la cheffe Ana Roš, installée justement à Kobarid. De quoi comprendre, aussi, pourquoi le patron du restaurant n’a peut-être pas apprécié la comparaison avec les pierogi polonais — une fierté locale qui ne se laisse pas facilement rapprocher d’une autre tradition. (Sources : Siol.net / Odprta Kuhinja)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

































































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