🗺️ Le Topoguide
Les données GPS enregistrées le 30 septembre 2026 retracent une longue étape de transition entre Dongo, au bord du lac de Côme, et Étroubles, dans la vallée d’Aoste.
- Distance totale : 264,1 km en van, complétés d’environ 1,6 km à pied
- Durée totale : 8h26 (de 9h24 à 17h50, heure locale)
- Temps en déplacement : 6h10 | Temps à l’arrêt : 2h16
- Vitesse moyenne (en déplacement) : 42,9 km/h
- Altitude minimale : 256 m — maximale : 1294 m — D+ : 2529 m
Résumé technique : la route longe d’abord la rive du lac de Côme vers le sud, à travers de nombreux tunnels et une circulation dense, avant de bifurquer par la nationale et le réseau secondaire via Varese pour éviter l’autoroute. Elle traverse ensuite la plaine piémontaise (zones industrielles, ronds-points) jusqu’à Biella, où le relief reste plat, puis une zone de collines éprouvées par la sécheresse, avant de redescendre dans la vallée d’Aoste à hauteur d’Aoste même. L’itinéraire remonte enfin vers le col du Grand-Saint-Bernard jusqu’à Étroubles. Plus de deux heures d’arrêts cumulés, dont une pause déjeuner de 1h14, reflètent une étape longue mais ponctuée de vraies pauses plutôt qu’ininterrompue.
✍️ Le Carnet de voyage
Une longue étape de transition entre Dongo au bord du lac de Côme et Étroubles.
Ce matin, nous sommes allés voir le jeu de lumière du soleil levant sur le lac. En quittant le camping, nous avons suivi le lac en direction de Côme ; les berges du lac sont assez étroites et il y a beaucoup de tunnels. Dans les traversées de villages il est assez difficile de croiser des camions. De nombreux travaux sont en cours pour élargir les routes ou créer de nouveaux tunnels. La circulation au long du lac n’était pas de tout repos et nous ne sommes pas mécontents de nous en écarter.
Nous avons choisi de ne pas prendre l’autoroute mais plutôt la nationale et le réseau secondaire. Nous avons droit à beaucoup de ronds-points et nous traversons beaucoup de zones industrielles et de villages plus ou moins anciens. Nous faisons un détour pour voir un point de vue sur le lac de Varese.
Jusqu’à Biella, le relief est assez plat. Nous traversons ensuite une zone de colline ; ici aussi, les arbres semblent avoir souffert de la sécheresse. Lorsque nous descendons de ces collines, nous rentrons dans la vallée d’Aoste. Nous y retrouvons beaucoup de vignobles et ici, les vignes sont soutenues par d’énormes poteaux.
La circulation se fait très dense à l’approche d’Aoste ; la vallée est très construite, très peu sauvage. Après Aoste, nous nous engageons dans la route qui monte au col du Grand-Saint-Bernard. Malgré les nuages qui cachent les sommets, nous sommes contents de retrouver nos montagnes.
Ce soir, nous dormons dans un petit hôtel à Étroubles. Nous posons nos affaires et allons visiter le village. Nous sommes sur la Via Francigena, un chemin que nous avons emprunté en vélo en 2024. Et nous terminons cette journée un peu monotone par un bon dîner.
💡 Pour les curieux
- La vallée d’Aoste, seule région francophone d’Italie : Rattachée à la Maison de Savoie dès 1032, la vallée voit le français devenir sa langue officielle en 1561, aux côtés du franco-provençal parlé par la population. Quand l’unité italienne se fait en 1861, après que Nice et la Savoie elle-même sont cédées à la France, la vallée d’Aoste se retrouve dans une position singulière : seule région de langue et de culture françaises du tout jeune royaume d’Italie, quand tout son ancien giron savoyard est passé à la France. Le fascisme imposera plus tard une italianisation forcée, y compris des noms de lieux ; il faudra attendre 1948, et la reconnaissance du statut de région autonome, pour que le bilinguisme italien-français y soit officiellement rétabli — un principe de « parfait bilinguisme » toujours en vigueur aujourd’hui, renforcé par une troisième langue vivante, le patois valdôtain. Autre singularité : c’est aussi la plus petite région viticole d’Italie, avec des vignes cultivées ici depuis l’âge du bronze — les plus hautes d’Europe, soutenues par cette architecture de poteaux (la pergola valdôtaine) que vous avez remarquée. (Sources : Wikipédia / Wikipédia)
- Les collines entre Biella et la vallée d’Aoste, une moraine grande comme un pays : Ces collines qui vous ont semblé si éprouvées par la sécheresse ne sont pas d’origine volcanique ni sédimentaire ordinaire : ce sont bien d’anciennes moraines, vestiges de l’énorme glacier balteo qui, durant les glaciations du Quaternaire, s’écoulait sur une centaine de kilomètres depuis la vallée d’Aoste avant de s’étaler en éventail à l’endroit précis où vous êtes redescendus vers la plaine. L’ensemble, connu sous le nom d’amphithéâtre morainique d’Ivrée, est le deuxième plus grand d’Italie après celui du lac de Garde ; en son cœur, la Serra d’Ivrea — la moraine latérale gauche de l’ancien glacier, culminant jusqu’à 600 m au-dessus de la plaine environnante — est considérée comme la plus grande moraine de ce type dans toute l’Europe. Plusieurs lacs de la région, comme celui de Viverone, doivent eux aussi leur existence à ce même glacier disparu, dont les dépôts ont barré l’écoulement des eaux de fonte. (Sources : Wikipédia / Wikipédia)
- Étroubles, où naquit le nom même de la Via Francigena : Poste de garde sur l’antique Via delle Gallie romaine menant à Augusta Prætoria (Aoste), Étroubles doit une bonne part de sa renommée à un pèlerin précis : en 994, l’archevêque Sigéric de Cantorbéry, de retour de Rome, emprunta ce même passage et consigna son itinéraire complet — un document qui allait donner naissance au tracé officiel de la Via Francigena telle qu’on la connaît aujourd’hui. Quelques décennies plus tard, en 1050, saint Bernard, archidiacre d’Aoste, fondait l’hospice du col qui porte toujours son nom. En 1273, les Savoie accordèrent aux habitants d’Étroubles et de Saint-Rhémy-en-Bosses le privilège exclusif d’escorter les voyageurs à travers le col — les « marroniers », lointains ancêtres des guides de haute montagne, un monopole qui dura jusqu’en 1783. Napoléon lui-même y fit halte le 20 mai 1800, en route vers la bataille de Marengo. Aujourd’hui, ce village de moins de 500 habitants s’est réinventé en musée à ciel ouvert, avec 22 œuvres d’art contemporain d’artistes internationaux disséminées en permanence dans ses ruelles — l’un des ratios habitants/œuvres d’art les plus élevés au monde. (Sources : Comune di Étroubles / Piccoli Esploratori)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.





























































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