Repos à Hortobàgy

Une journée de repos à Hortobàgy où nous faisons une balade en vélo dans les étangs du Parc National.

Distance totale : 33.37 km
Altitude maximale : 100 m
Altitude minimale : 87 m
Dénivelé positif : 62 m
Dénivelé négatif : -62 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS du 16 septembre 2026 couvrent une journée de repos à Hortobágy, avec une boucle à vélo dans les étangs et la puszta du parc national, jusqu’au pont des Neuf-Arcs.

  • Distance : 33,4 km
  • Durée : 6h52 (de 7h26 à 14h18, heure locale)
  • Altitude minimale : 90 m — maximale : 100 m — D+ : 27 m (aussi plat qu’un billard)

✍️ Le Carnet de voyage

Une journée de repos à Hortobágy pour faire une balade à vélo dans les étangs du Parc National.

Ce matin, nous sommes partis de bonne heure du camping en direction des étangs. Nous sommes dans la puszta, cette immense plaine qui se rattache à la grande steppe eurasienne ; le nom vient d’un terme slave qui désigne le désert, et c’est particulièrement adapté après cet été très sec. Deux chevreuils traversent la piste devant nous, puis s’arrêtent un peu plus loin pour nous observer. Ces grands bâtiments sont des bâtiments d’élevage : on y élève le bœuf gris, une race de vaches spécifique. Ces puits à balancier servent à abreuver le bétail.

Nous arrivons dans les étangs. Nous montons prendre notre petit-déjeuner sur une tour d’observation. Ces petits oiseaux très colorés sont des guêpiers d’Europe. On élève également des buffles dans cette zone humide. Ces échassiers noir et blanc sont des avocettes. Les grues cendrées que l’on aperçoit tout au fond sont l’emblème du parc ; les oies cendrées sont, elles, présentes dans le parc presque toute l’année. Sur le retour, les buffles se sont approchés du chemin.

Nous faisons un détour pour voir le pont des Neuf-Arcs. Avec ses 167 mètres, le pont a longtemps été le plus long de Hongrie. Nous nous arrêtons dans une ancienne auberge pour déguster la cuisine hongroise. Nous rentrons ensuite au camping.

💡 Pour les curieux

  • Le parc national d’Hortobágy, le doyen des parcs hongrois : Créé le 1er janvier 1973, Hortobágy est le tout premier parc national de Hongrie, et reste aujourd’hui le plus grand espace protégé d’un seul tenant du pays (82 000 hectares, contre 52 000 à sa création). Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999, il doit cette distinction à un critère assez rare : contrairement à la plupart des parcs, protégés pour leur caractère sauvage, la puszta hongroise est un paysage façonné par des millénaires de pastoralisme traditionnel — c’est cette coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature, plutôt que son absence, que l’UNESCO y a voulu préserver. Le parc est aussi, depuis 2011, le troisième site d’Europe classé « parc de ciel étoilé », pour la qualité de son ciel nocturne préservé de toute pollution lumineuse. (Sources : Wikipédia / Hortobágyi Nemzeti Park)
  • Puszta, steppe hongroise, steppe eurasienne : trois échelles d’un même mot : Le mot lui-même vient du proto-slave *pustъ, « vide, désert, abandonné » — on retrouve la même racine dans le polonais pustynia, le tchèque poušť ou le russe пустыня, tous synonymes de désert. Mais en hongrois, une nuance s’est installée avec le temps : la puszta se distingue justement du sivatag, le vrai désert sans vie — la steppe hongroise, elle, reste couverte d’une végétation herbeuse, même rase et brûlée par la sécheresse comme cette année. À l’échelle du pays, le Hortobágy constitue la plus grande prairie naturelle continue d’Europe centrale. Et en élargissant encore la focale, cette même puszta n’est jamais que l’extrémité occidentale d’un seul et même ruban continu de steppes qui s’étire, via l’Ukraine et le Kazakhstan, jusqu’en Mongolie — la grande steppe eurasienne, la plus vaste formation de prairies tempérées de la planète, dont le paysage que vous avez traversé à vélo ce matin n’est, au fond, que le dernier kilomètre. (Source : Wikiszótár)
  • Le pont des Neuf-Arcs, taillé pour les troupeaux : Construit entre 1827 et 1833 par l’architecte Ferenc Povolny pour remplacer un pont de bois datant de 1697, c’est aujourd’hui encore le plus long pont-route en pierre de Hongrie (167,3 m au total, 92,13 m entre les culées). Il remplaçait un passage stratégique sur l’antique route du sel reliant la Transylvanie à Pest-Buda, emprunté pendant des siècles par les marchands de bétail de Debrecen menant leurs troupeaux vers Vienne — d’où ses rampes d’accès volontairement évasées, conçues par Povolny pour faciliter le passage des troupeaux en éventail. La légende locale la plus reprise, probablement de pure fantaisie, veut que le pont doive son nombre d’arches à un hors-la-loi du cru, Sándor Rózsa, dont neuf amantes auraient formé un pont avec leurs propres corps pour l’aider à échapper aux gendarmes. Classé UNESCO depuis 1999 comme le reste du parc. (Sources : Wikipédia / Hortobágy.hu)
  • Les grues cendrées, un fil qui remonte jusqu’à la Scandinavie : Hortobágy n’est pas une étape migratoire parmi d’autres : c’est le site d’accueil le plus fréquenté de toute la halte migratoire européenne des grues cendrées, avec 95 % des grues qui traversent la Hongrie transitant précisément par ce parc. On y compte jusqu’à 250 000 individus sur toute la saison, avec des pointes à 160 000-200 000 oiseaux rassemblés simultanément sur les mêmes dortoirs au pic de la migration, généralement en octobre. Mais le plus troublant, c’est leur origine : ces grues nichent l’été dans les forêts clairsemées, les roselières et les tourbières boisées d’Europe du Nord — très majoritairement en Suède, en Finlande, en Estonie et en Russie. La base de données hongroise de baguage recense 672 grues bagues observées à Hortobágy, et la grande majorité d’entre elles avaient été baguées… en Finlande. Les mêmes oiseaux, ou du moins leurs cousines de la même population, que vous aviez peut-être déjà croisées sans le savoir sur les rives de la Baltique, au tout début de ce voyage. (Sources : Qubit.hu / MME (BirdLife Hongrie))

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Nous avons entendu et identifié les oiseaux suivants avec l’application whoBIRD :

  • Mésange à longue queue
    Mésange à longue queue
    Aegithalos caudatus
  • Canard colvert
    Canard colvert
    Anas platyrhynchos
  • oie cendrée
    oie cendrée
    Anser anser
  • héron cendré
    héron cendré
    Ardea cinerea
  • Buse variable
    Buse variable
    Buteo buteo
  • Chardonneret élégant
    Chardonneret élégant
    Carduelis carduelis
  • Pluvier grand-gravelot
    Pluvier grand-gravelot
    Charadrius hiaticula
  • Corbeau freux
    Corbeau freux
    Corvus frugilegus
  • Mésange bleue
    Mésange bleue
    Cyanistes caeruleus
  • Pic syriaque
    Pic syriaque
    Dendrocopos syriacus
  • Bécassine des marais
    Bécassine des marais
    Gallinago gallinago
  • Grue cendrée
    Grue cendrée
    Grus grus
  • Canard chipeau
    Canard chipeau
    Mareca strepera
  • Panure à moustaches
    Panure à moustaches
    Panurus biarmicus
  • Mésange charbonnière
    Mésange charbonnière
    Parus major
  • Perdrix grise
    Perdrix grise
    Perdix perdix
  • Mésange noire
    Mésange noire
    Periparus ater
  • Rossignol des murailles
    Rossignol des murailles
    Phoenicurus ochruros
  • Rémiz penduline
    Rémiz penduline
    Remiz pendulinus
  • Tourterelle turque
    Tourterelle turque
    Streptopelia decaocto
Track 1

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