Étroubles (Italie) ⇾ Beaufort (France)

Une étape entre Étroubles en Italie et Beaufort en France en passant par le col du Grand Saint-Bernard, en plein brouillard, et le canton du Valais en Suisse.

Distance totale : 177.87 km
Altitude maximale : 2537 m
Altitude minimale : 522 m
Dénivelé positif : 5503 m
Dénivelé négatif : -6056 m
Download file: 20261001-vanlife.gpx

🗺️ Le Topoguide

Les données GPS enregistrées le 1er octobre 2026 retracent une étape exceptionnelle de trois pays entre Étroubles, en Italie, et Beaufort, en Savoie, via le col du Grand-Saint-Bernard et une incursion en Suisse.

  • Distance totale : 171,4 km en van, complétés d’environ 3,2 km à pied
  • Durée totale : 7h07 (de 9h06 à 16h12, heure locale)
  • Temps en déplacement : 4h13 | Temps à l’arrêt : 2h54
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 40,7 km/h
  • Altitude minimale : 592 m — maximale : 2490 m — D+ : 3777 m

Résumé technique : au départ d’Étroubles, la route grimpe directement au col du Grand-Saint-Bernard (2473 m, point culminant de la journée), puis bascule en Suisse par le tunnel du même nom jusqu’à Martigny et sa vallée du Rhône. Une incursion par le col de la Forclaz permet un bref retour sur les pas d’un ancien trek (la Trans’Alpes 2018), avant de repasser en France par le poste-frontière du Châtelard et de descendre la vallée de Chamonix via Argentière, Saint-Gervais, Megève et Praz. L’itinéraire remonte enfin par le col des Saisies jusqu’à Beaufort. Près de trois heures d’arrêts cumulés, dont une longue pause déjeuner à Argentière, reflètent une journée aussi riche en visites qu’en kilomètres.

✍️ Le Carnet de voyage

Une étape entre Étroubles en Italie et Beaufort, en passant par le col du Grand-Saint-Bernard et la Suisse.

Ce matin, au départ d’Étroubles, le plafond était bien bas ; nous avons rejoint le nuage peu après la sortie du village. Nous sommes arrivés au col en plein brouillard. Nous avons garé le van et sommes allés prendre un café au bar de l’Hospice — aussi cher qu’en Norvège. Comme c’est souvent le cas dans les Alpes, le brouillard et les nuages viennent du côté italien, et il a rapidement disparu quand nous sommes descendus côté suisse. Les myrtilles ont pris leur couleur d’automne et le haut des vallées est teinté de rouge.

Nous passons devant les puits d’aération du tunnel du Grand-Saint-Bernard, et rejoignons la route qui descend du tunnel. Nous approchons de Martigny et les vignobles commencent d’apparaître ; nous surplombons Martigny et la vallée du Rhône avant qu’une épingle à cheveux ne nous fasse changer de direction.

Nous nous arrêtons au col de la Forclaz. Les panneaux y sont chargés de souvenirs : en 2018, sur la Trans’Alpes avec notre ami Gérard, nous sommes passés au col de Balme, à Champex et à la fenêtre d’Arpette. Nous faisons quelques pas sur un sentier, sur une bisse qui vient d’être refaite.

Après cette brève incursion en Suisse, nous rentrons en France par le poste frontière du Châtelard. Nous sommes dans la vallée de Chamonix que nous descendons. Nous croisons les traces de notre Trans’Alpes 2018 à la petite gare du Buet. Et nous nous arrêtons pour déjeuner à Argentière.

Nous traversons Saint-Gervais. Après Megève et Praz, nous quittons la vallée. Le brouillard nous rattrape au col des Saisies.

Ce soir, nous dormons à Beaufort, après avoir été voir, comme il se doit, la cave coopérative.

💡 Pour les curieux

  • Le col du Grand-Saint-Bernard, un sommet chargé d’histoire : Fréquenté depuis l’Antiquité — un temple romain dédié à Jupiter s’y dressait autrefois, sous son ancien nom de Mont-Joux (Mons Jovis), dont des vestiges se visitent encore au musée de l’Hospice —, le col doit son nom actuel à Bernard d’Aoste, qui y fonda l’hospice vers 1050 pour venir en aide aux voyageurs en détresse. Détail amusant : le col tout entier se trouve en territoire suisse, la frontière italienne passant plus bas sur le versant, une conséquence directe du rattachement historique de l’hospice au diocèse valaisan dès sa fondation. C’est ici qu’est née, dès le XVIIe-XVIIIe siècle, la race des chiens Saint-Bernard, dressés par les chanoines pour secourir les voyageurs perdus dans la neige — le plus célèbre d’entre eux, Barry, se serait vu crédité d’une quarantaine de sauvetages, et la race est inscrite au patrimoine culturel immatériel suisse depuis 2018. Napoléon lui-même franchit le col en 1800 avec une armée de 40 000 hommes, chevaux et artillerie, en une opération logistique de huit jours restée célèbre. Le tunnel que vous avez emprunté, achevé en 1964, fut à son ouverture le plus long tunnel routier du monde. (Sources : Saint-Bernard.ch / Cloches74)
  • Les bisses, l’eau apprivoisée du Valais : Ce canal fraîchement refait que vous avez longé porte un nom qui signifie simplement « canal » en patois valaisan. Nés au XIIIe-XIVe siècle d’un changement agricole profond — l’abandon progressif des céréales, peu gourmandes en eau, au profit de l’élevage et des prairies de fauche, bien plus exigeantes en irrigation —, les bisses ont fini par former un réseau impressionnant : jusqu’à 2000 km de canaux principaux et 25 000 km de canaux secondaires au tournant du XXe siècle, dont subsistent encore environ 700 km en activité aujourd’hui. Leurs portions les plus spectaculaires, creusées à flanc de falaise ou suspendues sur des poutres de bois fichées à même la roche, ont fait leur réputation touristique. Leur construction et leur entretien reposaient sur les « consortages », des communautés d’usagers qui se répartissaient le travail et les droits d’eau au prorata des terres à irriguer — une organisation collective parfois source de conflits, mais qui a façonné une bonne part du paysage agricole valaisan encore visible aujourd’hui. (Sources : About Switzerland (DFAE) / Loisirs.ch)
  • Beaufort, le Prince des Gruyères sauvé par ses producteurs : Fabriqué dans le Beaufortain depuis le XVIIe siècle sous le nom de « grovire » — avec l’aide de maîtres-fromagers venus du canton suisse de Fribourg pour perfectionner les techniques locales —, ce fromage prit son nom actuel en 1865. Sa réputation dépasse vite ses montagnes natales : pendant la Révolution française, le Comité de salut public en fit venir 10 000 quintaux pour nourrir Paris, et le célèbre gastronome Brillat-Savarin le sacra « Prince des gruyères » au siècle suivant. Pourtant, dans les années 1960, le Beaufort a frôlé la disparition : attirés par les salaires plus élevés des chantiers de barrages hydroélectriques et de stations de ski, les ouvriers désertent les alpages, et la production tombe sous les 500 tonnes. C’est la création, en 1961, de la toute première coopérative laitière du Beaufortain — celle-là même que vous avez visitée ce soir — qui permet au fromage de renaître, ouvrant la voie à l’AOC obtenue dès 1968. (Sources : Wikipédia / La Ruche qui dit Oui)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *