🗺️ Le Topoguide
Les données GPS enregistrées le 24 septembre 2026 retracent une grande étape de montagne entre Bovec, en Slovénie, et Misurina, dans les Dolomites italiennes.
- Distance totale (vanlife) : 226,6 km, dont 220,8 km en van et environ 5,8 km à pied
- Durée totale : 12h30 (de 7h06 à 19h36, heure locale)
- Altitude minimale : 313 m — maximale : 1808 m
- D+ : 3852 m
Résumé technique : depuis Bovec, la route remonte la vallée de la Soča jusqu’à Trenta, puis grimpe par les 26 lacets côté primorska jusqu’au col de Vršič (1611 m, point culminant de la journée), le plus haut col routier de Slovénie. Elle redescend ensuite côté Sava, vers Kranjska Gora, avant de franchir la frontière italienne et de traverser Tarvisio et Pontebba dans le Frioul. La route remonte enfin dans les Dolomites par une seconde série de cols jusqu’au lac de Misurina, dans le Cadore. Un dénivelé cumulé proche de 3900 m et deux franchissements alpins en une seule journée en font l’une des étapes les plus exigeantes du voyage.
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape de montagne de Bovec, dans le massif du Triglav en Slovénie, à Misurina, dans le massif des Dolomites en Italie.
Le temps était couvert et légèrement brumeux quand on s’en est parti de notre camping à Bovec. Nous avons continué à suivre la vallée de la Soča et ses eaux turquoises.
La montée vers le col de Vršič commence après Trenta. Le col est célèbre pour ses vues, mais aussi parce que c’est le plus haut col routier de Slovénie. En 2019, sur la Via Alpina, nous sommes également montés de Trenta au col de Vršič — la Via Alpina est quelque part dans cette forêt, mais nous cherchons en vain à la repérer tout en admirant le paysage.
Après ce point de vue, le col n’est plus très loin. Nous trouvons une place un peu après le col et nous revenons à pied. Nous regardons le chemin que nous avions emprunté en quittant le col, et le moment prend des allures de pèlerinage quand nous prenons un café à l’endroit où nous avions déjeuné.
De retour dans la vallée de la Save, nous ne sommes plus qu’à un pas de la frontière. Nous nous arrêtons pour déjeuner et faire quelques courses à Tarvisio. Nous sommes arrivés au pays des pâtes et du tiramisu et nous leur faisons honneur. Nous dépassons Pontebba où nous avions terminé notre randonnée de façon un peu rocambolesque en 2019.
Nous avons quitté le Triglav, un massif calcaire très dentelé, et nous arrivons dans les Dolomites, un autre massif calcaire tout aussi dentelé.
Ce soir nous dormons à Misurina. La météo prévoit que la température puisse descendre jusqu’à moins un degré cette nuit, et nous prenons une chambre dans un hôtel face au lac. Nous y déposons nos affaires et nous sortons faire le tour du lac.
Avec cette étape, la boucle commence à se refermer.
💡 Pour les curieux
- Le col de Vršič, une route pavée de souffrance : Ce col mythique, le plus haut de Slovénie, n’existe que grâce au travail forcé d’environ 10 000 à 12 000 prisonniers de guerre russes, réquisitionnés par l’armée austro-hongroise en pleine Première Guerre mondiale pour ravitailler le front de l’Isonzo. Le chantier dura deux ans, jusqu’en octobre 1917, dans un froid et une neige extrêmes ; près de 400 prisonniers y périrent. Le pire survint au printemps 1916 : une avalanche partie du mont Mojstrovka ensevelit d’un coup 110 prisonniers et plusieurs gardes autrichiens. En mémoire de leurs camarades, les prisonniers russes survivants élevèrent de leurs mains une petite chapelle de bois au niveau du huitième lacet — la Ruska kapelica, toujours debout aujourd’hui, qui a donné son nom au versant de Kranjska Gora, encore appelé « route russe ». Le col compte 50 lacets au total, 24 côté Kranjska Gora et 26 côté Trenta. (Sources : Wikipédia / Zgodovinski portal)
- Les Dolomites, une barrière de corail devenue sommets : Le paradoxe qui rend ces montagnes si particulières — leur pâleur presque blanche, leurs formes dentelées et cette lueur rosée au coucher du soleil (l’enrosadira) — s’explique par leur origine : il y a 250 à 270 millions d’années, tout ce massif reposait au fond d’une mer tropicale chaude, la Téthys, où des coraux ont bâti d’immenses récifs sur plus de 2000 m d’épaisseur. Il faudra attendre la collision entre les plaques africaine et européenne, il y a 40 à 50 millions d’années, pour que la plaque adriatique se soulève et fasse émerger cet ancien fond marin sous forme de montagnes. Le nom lui-même vient du minéral qui compose la roche, la dolomite, décrite pour la première fois en 1791 par le géologue français Déodat de Dolomieu — la région ne prend officiellement le nom de « Dolomites » qu’en 1837, dans un guide de voyage. (Sources : Wikipédia / Dolomiti Mountains)
- Le lac de Misurina, la perle du Cadore et son air thérapeutique : Formé par l’action des glaciers lors de la dernière glaciation, ce lac naturel, le plus grand du Cadore, culmine à 1754 m d’altitude — l’une des raisons du froid annoncé cette nuit-là. Son nom viendrait du ladin, la langue encore parlée dans certaines vallées dolomitiques voisines. Au-delà de sa réputation de « perle des Dolomites », Misurina est connue depuis le XXe siècle pour un microclimat singulier : altitude, pression atmosphérique stable et concentration très faible de pollens et d’allergènes en font un lieu reconnu par la médecine pour soulager les pathologies respiratoires. Un institut dédié au traitement de l’asthme infantile, l’Istituto Pio XII, y fut construit dans les années 1950 dans ce qui était auparavant la résidence d’été de la famille royale d’Italie — il fonctionne toujours aujourd’hui. (Sources : Wikipédia / La Piazza Web)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.


















































































































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