Tananger – Tau

Après deux jours de repos complet nous reprenons la route pour une journée de van.

Distance totale : 112.29 km
Altitude maximale : 378 m
Altitude minimale : -5 m
Dénivelé positif : 2301 m
Dénivelé négatif : -2241 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS du 31 juillet 2026 retracent l’étape en van entre Tananger et Tau, via un détour par Dirdal, la traversée en ferry de Lauvvik à Oanes, et la route longeant le Lysefjord.

  • Distance totale : 112 km
  • Durée totale : 7h25 (de 9h16 à 16h41, heure locale)
  • Temps en déplacement : 3h40
  • Temps à l’arrêt : 3h44 (Dirdal, ferry, aire de repos, dégustation de brunost)
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 30,5 km/h
  • Altitude minimale : 14 m — maximale : 370 m
  • Dénivelé cumulé positif : 1 058 m

Résumé technique : Étape courte en distance mais longue en durée, typique des routes de Ryfylke. La vitesse moyenne de 30,5 km/h illustre parfaitement la nature des routes de la région : sinueuses, escarpées, et jalonnées de points d’arrêt qui s’imposent d’eux-mêmes. Le D+ de 1 058 m pour 112 km témoigne du relief permanent de cette côte découpée.

✍️ Le Carnet de voyage

Ce matin, enfin un peu de ciel bleu depuis la salle de petit-déjeuner — il y avait même tellement de soleil que Gisèle a dû mettre des lunettes de soleil. Après deux jours de repos, nous repartons pour une journée de van. Sur le chemin, nous cherchons en vain comment faire échanger ou remplir notre bouteille de gaz. Il n’y a pas d’urgence, nous en avons une de rechange, mais en Norvège, ça semble compliqué avec des bouteilles Campingaz.

Nous faisons un détour par Dirdal où nous avons repéré un magasin de ferme. Il propose également un parking pour les camping-cars et d’étranges hébergements dans des tonneaux. Dans la boutique, nous achetons des produits norvégiens à des prix norvégiens. Sur la carte, je regarde la randonnée que nous avons faite quand mon genou a lâché. Nous reprenons notre chemin et nous allons vers Lauvvik.

À Lauvvik, nous prenons le ferry. Pendant la courte traversée, je préfère rester dans le van avec mes béquilles, pendant que Gisèle va prendre des photos. À la sortie du ferry à Oanes, nous nous arrêtons sur une aire de repos. J’ai toujours besoin de mes béquilles, et j’arrive maintenant à poser le pied gauche ; j’essaie de dérouler le pied de manière normale sans mettre de poids sur la jambe gauche. Nous sommes face à une des très nombreuses installations de pisciculture en Norvège.

De retour dans le van, nous goûtons les produits que nous avons achetés et nous découvrons le brunost. Ce fromage est fait avec du petit-lait. Il bout si longtemps qu’il réduit et finit par caraméliser. Suivant les producteurs, la teinte marron est plus ou moins prononcée. Nous reprenons la route sous la pluie. Nous suivons le Lysefjord, un des fjords les plus réputés de la région, avant de le quitter pour nous diriger vers Tau, où nous allons passer trois nuits dans un petit appartement avant de poursuivre notre chemin.

💡 Pour les curieux

  • Le brunost, le « fromage » brun norvégien : Le mot brunost signifie littéralement « fromage brun ». Le terme est trompeur au sens technique du mot. Un fromage classique se fabrique à partir de caséine, la protéine du lait qui coagule sous l’effet de la présure. Le brunost part du petit-lait, le liquide qui reste une fois cette caséine retirée, un sous-produit que la plupart des fromageries du monde jettent ou revendent comme aliment pour bétail. Les Norvégiens le récupèrent, y ajoutent selon les recettes du lait entier ou de la crème, et font bouillir le mélange pendant plusieurs heures. Sous l’effet de cette cuisson prolongée, les sucres du lait entrent en réaction de Maillard — la même réaction chimique qui brunit la croûte d’un pain ou caramélise un oignon. En 1863, dans la vallée encaissée de Gudbrandsdalen, Anne Hov fit l’impensable : elle versa de la crème fraîche dans la cuve de petit-lait destinée aux porcs. Ce geste d’audace sauva la ferme et donna naissance au brunost. Si du petit-lait de chèvre est utilisé, le fromage prend le nom de gjetost ou ekte geitost. Les Norvégiens en mangent trois kilos par personne et par an — c’est la pièce maîtresse du petit-déjeuner et du casse-croûte. Il se découpe en fines lamelles à l’aide d’un rabot à fromage (*ostehøvel*), invention également norvégienne. (Sources : Une Case en Plus / Épices Review)
  • Le Lysefjord, fjord de lumière : Lysefjord — signifiant « fjord de lumière » en vieux norrois — doit son nom aux eaux cristallines qui reflètent la lumière vive contre de puissantes falaises de granit. Long de 42 km, le fjord était à l’origine une vallée fluviale creusée par des ruisseaux et des rivières, puis transformée au fil des glaciations en sa forme actuelle en U profond. Au point le plus profond, le fond du Lysefjord se trouve à 457 mètres sous le niveau de la mer. C’est l’un des sites de randonnée les plus célèbres du monde, grâce à deux formations rocheuses devenues des icônes : Preikestolen, la « Chaire de Prédicateur », une falaise plate suspendue à 604 m au-dessus des eaux, et Kjeragbolten, un énorme rocher coincé entre deux falaises à 984 m au-dessus du fjord — que les plus audacieux enjambent pour la photo. Du bord de la route longeant la rive nord, les parois du fjord s’élèvent parfois à plus de 1 000 m au-dessus du van, un spectacle vertigineux même depuis le siège passager. (Sources : Hurtigruten / Preikestolen365)
  • La pisciculture norvégienne, première au monde : La Norvège est le premier producteur mondial de saumon d’élevage. L’aquaculture s’y est développée dans les années 1970 avec l’élevage des premiers saumons dans des cages flottantes dans l’océan. Les conditions naturelles sont idéales : les eaux froides et claires des fjords norvégiens offrent des conditions idéales pour l’élevage du poisson, avec des températures stables, des courants qui renouvellent l’eau en permanence et une profondeur suffisante. Les cages circulaires ancrées dans les fjords — comme celles visibles depuis l’aire de repos d’Oanes — peuvent chacune contenir plusieurs centaines de milliers de poissons. Le cycle d’élevage dure environ deux ans : les smolts (jeunes saumons) sont élevés en eau douce en pisciculture terrestre, puis transférés dans les cages en mer pour une phase de grossissement d’un à deux ans. La Norvège est l’un des premiers exportateurs mondiaux de saumon, alimentant aussi bien les marchés européens que ceux d’Asie. L’industrie n’est pas sans controverses : prolifération de poux de mer, risque de contamination génétique des saumons sauvages par les échappées, et impact local sur les fonds marins font l’objet de débats permanents entre pisciculteurs, écologistes et État norvégien. (Sources : Poissons de Norvège / EU Aquaculture)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Commentaires

2 réponses à « Tananger – Tau »

  1. Avatar de CHRIS
    CHRIS

    J’ai regardé votre dernière semaine, et l’épopée secours ! Effectivement un chemin pas très « tracé ». J’espère que le repos suffit, le commentaire sur l’arthrose étant assez optimiste!
    Je vois votre météo et vos habits! Ici on était à 40° hier, un peu moins aujourd’hui.
    Bonne continuation. Bises

    1. Avatar de Eric van der Vlist

      Bonjour Christine,
      Oui, aujourd’hui je suis encore resté tranquille mais j’arrive maintenant à marcher sans béquilles (et sans douleur).
      Il y a trois ans déjà j’avais été incrédule quand l’urgentiste m’avais dit que je pourrai marcher moins d’une semaine après ma crise d’arthrose au genou droit mais c’était vrai.
      C’est presque inimaginable de récupérer aussi vite d’une crise aussi douloureuse !
      Nous regardons également la météo en France. Cette canicule à répétition (que nous avons vécu pendant plus d’un mois) doit être vraiment dure à supporter et nous nous sentons très privilégiés d’y échapper. Courage !
      Bises.

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