Midsund et tour de l’île de Midøya

Une journée de repos à Midsund avec, pour moi, un tour de l’île de Midøya en vélo et, pour Gisèle, une promenade à pied autour de la maison.

Distance totale : 21.87 km
Altitude maximale : 54 m
Altitude minimale : 3 m
Dénivelé positif : 202 m
Dénivelé négatif : -199 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS du 9 août 2026 couvrent uniquement la balade à vélo d’Eric autour de l’île de Midøya. La promenade de Gisèle autour de la maison n’a pas été enregistrée.

  • Distance (vélo) : 21,9 km
  • Durée : 1h22 (de 14h19 à 15h41, heure locale)
  • Vitesse moyenne : 15,9 km/h
  • Altitude minimale : 3 m — maximale : 54 m

Résumé technique : Boucle à vélo sur l’île de Midøya via l’unique route qui en fait le tour. Le profil est remarquablement plat pour une île dont le point culminant dépasse 500 m — la route reste collée à la bande côtière étroite et ne s’aventure jamais dans les hauteurs.

✍️ Le Carnet de voyage

Une journée de repos à Midsund, avec pour moi un tour de l’île de Midøya à vélo, et pour Gisèle une petite balade à pied. Comme la météo l’avait prévu, ce matin, il pleuvait. Après le déjeuner et son steak de renne, j’ai profité d’une éclaircie pour partir faire une balade en vélo. En sortant, j’ai pris la route sur la droite. À Otrøya, il n’y a pour ainsi dire qu’une seule route, celle qui fait le tour de l’île. Pour les balades en vélo, ça réduit le choix et le risque de se perdre. Je suis donc parti sans avoir prévu l’itinéraire et sans trop savoir jusqu’où j’irai.

Quand je suis arrivé au port et au village de Midsund, il recommençait à pleuvoir. À l’ouest de Molde, il y a un chapelet de trois petites îles de plus en plus petites : Otrøya, sur laquelle nous nous trouvons, Midøya et Dryna. J’aperçois le pont vers Midøya et je m’y engage. Ces îles ne sont pas très touristiques et elles vivent essentiellement de la pisciculture et de la pêche. Sur Midøya, la seule route est également celle qui fait le tour. Mon seul choix est donc de savoir dans quel sens je la prends.

Ces îles sont escarpées, malgré sa petite taille, le point culminant de Midøya est à plus de 500 m. Les vaches sont en liberté au bord de la route. L’itinéraire est relativement plat, à peine quelques petites côtes à 10 %. En Norvège, on peut s’attendre à pire. J’ai terminé mon tour de l’île et je reprends le pont vers Otrøya.

Pendant ce temps, Gisèle avait profité de l’éclaircie pour aller marcher autour de la maison. Ici, ce ne sont pas des vaches mais des moutons et des alpagas. Il y a aussi des oies. Un sentier pavé se dirige vers un point de vue. Gisèle me rejoint dans la maison où je travaille sur le montage de la vidéo d’hier, et elle ressort profiter du ciel bleu. Nous préférons la fraîcheur à la canicule qui sévit en ce moment en France, mais le soleil nous a un peu manqué ces derniers jours. Les spirées sont en fleur, et cette petite fleur blanche est une achillée sternutatoire.

💡 Pour les curieux

  • Otrøya, Midøya et Dryna : un archipel de l’entrée du Romsdalsfjord : Otrøya est la plus grande île de la commune de Molde, avec 75,5 km² pour environ 1 610 habitants. Le village principal est Midsund, à l’extrémité ouest de l’île. Les industries principales sont la pisciculture et les ateliers de la flotte de pêche. Midøya (13,6 km²) se trouve entre Dryna et Otrøya, à l’entrée du Romsdalsfjord. Son nom en vieux norrois était Miðja — « qui est au milieu ». Dryna, la plus petite des trois, complète l’archipel à l’ouest. Ces trois îles sont reliées entre elles et à l’île voisine de Magerøya par un réseau de ponts construit depuis 1969, dont le Midsundbrua, un pont en arc en béton de 408 mètres inauguré le 28 juin 1969. Malgré leur superficie modeste, ces îles ont un relief vigoureux : Otrøya culmine à 737 m (Opstadhornet), et Midøya dépasse 500 m — ce qui oblige la route à longer strictement la bande côtière plate, souvent large de quelques centaines de mètres seulement. On y trouve aussi une curiosité géologique : la carrière d’Uglvik sur Otrøya extrait des péridotites à grenat et des pyroxénites — exactement les mêmes roches venues du manteau que nous avons découvertes entre Sogndal et Gaupne il y a deux jours, confirmant que la Western Gneiss Region s’étend jusqu’à ces îles côtières. (Sources : Wikipédia — Otrøya / Wikipédia — Midøya)
  • Les îles côtières de l’ouest de la Norvège : Otrøya, Midøya et Dryna appartiennent à la grande famille des kystøyer — les îles côtières qui frangent les 29 750 kilomètres du littoral norvégien continental. La Norvège est un pays relativement petit, mais qui possède la deuxième côte la plus longue au monde. D’innombrables communautés, petites et grandes, peuplent ces kilomètres de côtes sur le continent et sur les îles au large. La pêche, le commerce et la navigation ont toujours été les fondements du mode de vie norvégien. Le secteur des produits de la mer est important non seulement pour l’économie du pays, mais aussi pour chaque ville ou village et pour leurs habitants. Ces îles partagent une géographie commune : escarpées, couvertes de landes et de forêts, elles ne laissent qu’une étroite frange habitable en bordure de mer, où se concentrent les maisons, les quais, les bateaux et les cages à saumons. Loin des circuits touristiques classiques dominés par les grands fjords, elles constituent la Norvège quotidienne — celle des pêcheurs, des éleveurs de moutons, des navetteurs qui prennent le ferry pour rejoindre le continent, et des cyclistes qui font le tour de l’île par la seule route disponible. Le réseau de ponts qui relie ces archipels entre eux, progressivement construit depuis les années 1960, a transformé leur vie sans les dénaturer. (Sources : Poissons de Norvège)
  • Le steak de renne, viande du grand nord : Le steak de renne qui accompagne le déjeuner n’est pas une curiosité touristique — c’est une viande profondément ancrée dans la culture et la cuisine du nord et de l’ouest de la Norvège. Le renne sauvage est chassé dans les montagnes de Scandinavie depuis des millénaires ; le renne domestique est au cœur de la culture samie, le peuple autochtone de Laponie qui pratique l’élevage transhumant depuis plus de 5 000 ans. La viande de renne (*reinsdyr* en norvégien) est maigre, riche en protéines et en fer, avec un goût prononcé de gibier. Elle est traditionnellement consommée séchée (*fenalår*), fumée ou en steak, et figure dans les menus de nombreux restaurants et rayons de supermarchés norvégiens. Rencontrée à Midsund sous forme de steak, elle confirme que même sur ces petites îles côtières, le lien avec les ressources du grand nord reste vivant dans l’assiette.

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

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