🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 24 août 2026 couvrent une petite randonnée en boucle sur l’île de Manamansalo, au départ et au retour du camping.
- Distance : 10,4 km
- Durée totale : 4h08 (de 10h21 à 14h30, heure locale)
- Altitude minimale : 125 m — maximale : 147 m — D+ : 77 m
✍️ Le Carnet de voyage
Une petite randonnée en boucle à partir de notre camping sur l’île de Manamansalo. Nous sommes dans une zone protégée à vocation récréative et ce ne sont pas les sentiers de randonnée qui manquent ici. Nous avons donc choisi une boucle qui part de notre camping.
Un panneau explique comment était produit le goudron de bois, si important dans la région. Le sous-bois est tapissé de mousse et de lichens, au milieu desquels poussent des myrtilles et des champignons. Nous admirons le jeu des couleurs de ces compositions. Notre chemin est également une piste de ski de fond.
Ces étranges feuilles vertes n’en sont pas, ce sont des lichens. C’est Gisèle qui trouve le premier cèpe. En Finlande, comme dans beaucoup de pays nordiques, le droit d’accès à la nature est un droit constitutionnel ; en Finlande, ce droit permet également la cueillette et le ramassage des champignons. Cette petite plante, le lédon des marais, fait partie de la famille des azalées.
De nombreux abris sont installés sur notre parcours, avec même des réserves de bois à proximité. À mi-chemin, notre sentier quitte la côte et nous amène vers l’intérieur de l’île. Myrtilles, airelles et camarines noires cohabitent au milieu des lichens.
Un panneau explique la formation et l’importance des tourbières, comme celle devant laquelle nous nous trouvons. Nous arrivons devant un lac qui se trouve lui-même sur notre île ; en face de nous, nous voyons une cabane sur une presqu’île. Cela fait plusieurs jours que whoBird identifie des plongeons catmarins, et nous avons enfin la chance d’en apercevoir un.
De retour au camping, nous regardons notre récolte. Au menu, nous aurons donc un steak de renne avec des cèpes, des pâtes et de la compote d’airelles. Des mouches du cerf : nous espérons qu’elles ne vont pas s’attaquer à nous. Nous aurons également des cèpes au dîner, ainsi que du gâteau aux myrtilles avec un soupçon d’airelles et de groseilles.
💡 Pour les curieux
- Manamansalo, une île-carrefour au cœur du lac-mer du Kainuu : Cette île longue d’environ 20 km au milieu de l’Oulujärvi est un lieu de villégiature traditionnel : les Vikings y auraient déjà fait étape lors de leurs voyages, et les rameurs de tervavene qui transportaient le goudron sur le lac en avaient fait leur base logistique. Sa formation géologique, façonnée par la dernière glaciation, se lit encore aujourd’hui dans son relief : landes de pins ondulant doucement sur un sable presque uniforme, et petits lacs de fonte cristallins (suppalammet) qu’on croise le long des sentiers. L’île fait partie du Rokua UNESCO Global Geopark et de l’Oulujärven retkeilyalue, avec près de 15 km de sentiers balisés rien que dans sa partie nord. (Sources : Kotimaassa / Retkipaikka)
- La tervahauta, un four à goudron creusé dans la terre : Le procédé traditionnel repose sur la pyrolyse : les rondins de pin, riches en résine, sont empilés en cône serré dans une fosse en forme d’entonnoir, puis recouverts de mauvais bois, de mousse, de tourbe et de terre pour étouffer les flammes et ne laisser couver que la braise. Pour obtenir un bois plus riche en résine, les pins étaient d’abord partiellement écorcés sur plusieurs mètres de hauteur quatre ans avant l’abattage — une entaille qui, sans tuer l’arbre, le faisait suinter abondamment de résine en réaction à la blessure. Le goudron s’écoule au bout de deux à trois jours de combustion par une rigole aménagée au fond de la fosse, d’abord sous forme d’« eau de goudron » puis, la chaleur montant, sous une forme plus fine et plus fluide ; une grande fosse pouvait brûler une semaine entière et ne restituer qu’environ 30 litres de goudron par mètre cube de bois utilisé. Cette technique paysanne, quasiment inchangée depuis le début du XVIIe siècle, n’a jamais totalement disparu : quelques passionnés continuent de brûler des tervahaudat artisanales chaque été, dans des fêtes de village organisées autour de la fosse. (Sources : Wikipédia / Elävän perinnön wikiluettelo)
- Le jokamiehenoikeus, un droit d’accès presque sans limites : Ce droit constitutionnel finlandais permet à quiconque de se déplacer et de séjourner temporairement en nature, quel qu’en soit le propriétaire, cueillette de baies et de champignons comprise. Les baies et champignons ne sont pas considérés comme la propriété du propriétaire du terrain, qui ne peut donc poursuivre personne pour vol. La contrepartie est une exigence de discrétion et de respect : ce droit ne s’étend pas à la cueillette de plantes entières ou de leurs parties (racines, branches), qui reste soumise à l’accord du propriétaire — d’où l’intérêt d’observer, comme aujourd’hui, le lédon des marais plutôt que de le cueillir. (Sources : Suomen Latu / Stara.fi)
- Les lichens, sentinelles discrètes de la forêt : Bien plus que de simples taches de couleur sur le sous-bois, les lichens jouent un rôle d’indicateur écologique reconnu. Les lichens épiphytes qui poussent sur l’écorce des pins sont d’excellents bioindicateurs de la qualité de l’air, car ils réagissent avec une grande sensibilité à la pollution atmosphérique, notamment à l’acidification, par leur apparence, la composition de leurs espèces et leur abondance. N’ayant pas de couche protectrice épaisse à leur surface, les lichens tirent leurs nutriments directement de l’air et de la pluie qui ruisselle sur les troncs, ce qui les rend d’autant plus exposés aux polluants qui s’y trouvent. Certaines espèces, comme la mythique « poronjäkälä » (lichen des rennes, en réalité un genre de *Cladonia*), forment en outre la base du régime alimentaire hivernal du renne — dont vous avez justement dégusté un steak ce soir. Un sous-bois riche en lichens, comme celui de Manamansalo aujourd’hui, est donc un signe assez fiable d’air pur et de forêt en bonne santé.
- Le lichen aux taches, un double partenariat biologique : Ce lichen à large répartition circumpolaire, appelé en anglais « green dog lichen » ou « common freckle pelt » pour ses taches sombres caractéristiques, peut former des rosettes de plus d’un mètre de large. Sa particularité tient à une association à trois : une algue verte assure l’essentiel de la photosynthèse, tandis que des cyanobactéries du genre Nostoc, logées dans de petites verrues sombres visibles à la surface (les céphalodies), captent l’azote directement depuis l’air. Ce lichen agit ainsi comme un discret engrais naturel pour les sols pauvres des pinèdes nordiques — une fonction bien plus active qu’on ne l’imagine pour une simple tache verte sur la mousse. (Source : Wikipédia (en))
- Le plongeon catmarin, virtuose discret des petits lacs : Cette espèce circumpolaire (Alaska, Canada, Groenland, Islande, Fennoscandie, Sibérie) niche de préférence sur de petits points d’eau douce, comme les mares de tourbière de la taïga — exactement le genre de plan d’eau croisé aujourd’hui. Contrairement aux autres plongeons, qui doivent courir longuement sur l’eau pour s’envoler, le catmarin décolle facilement, ce qui lui permet de nicher sur des mares minuscules, parfois d’à peine 10 mètres de diamètre — un avantage évolutif taillé pour ces multiples petits lacs de Manamansalo. Excellent plongeur, il peut rester immergé jusqu’à 90 secondes et descendre à 10 mètres de profondeur pour chasser. Strictement monogame, le couple revient chaque année sur le même territoire, voire le même nid. (Sources : LPO / Oiseaux.net)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.






















































































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