Misurina ⇾ San Martino di Castrozza

Une étape entre Misurina et San Martino di Castrozza dans des décors aussi grandioses que sur-fréquentés après laquelle nous arrivons à faire une randonnée loin des sentiers batus.

Distance totale : 131.17 km
Altitude maximale : 2294 m
Altitude minimale : 1044 m
Dénivelé positif : 4367 m
Dénivelé négatif : -4481 m
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Distance totale : 8.48 km
Altitude maximale : 1976 m
Altitude minimale : 1560 m
Dénivelé positif : 485 m
Dénivelé négatif : -487 m
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🗺️ Le Topoguide

Les données GPS enregistrées le 25 septembre 2026 retracent une étape en van de Misurina à San Martino di Castrozza, suivie d’une randonnée pédestre distincte, le Sentier du Cerf, autour de l’aire de stationnement.

  • Distance totale (van) : 130,6 km
  • Durée totale : 5h45 (de 8h54 à 14h39, heure locale)
  • Temps en déplacement : 3h46 | Temps à l’arrêt : 1h59
  • Vitesse moyenne (en déplacement) : 34,7 km/h
  • Altitude minimale : 1057 m — maximale : 2290 m — D+ : 3066 m

Résumé technique : après une tentative avortée vers les Tre Cime (parkings saturés dès le matin), puis un détour tout aussi infructueux par le col de Falzarego via Cortina d’Ampezzo, la route s’engage dans l’enchaînement classique des grands cols dolomitiques — Falzarego, Valparola puis le corridor Pordoi-Sella, point culminant de la journée à 2290 m — avant de redescendre par le Val di Fassa (Canazei, Moena) jusqu’à San Martino di Castrozza. Une succession de parkings pleins et de plans B improvisés explique la vitesse moyenne modérée et près de deux heures d’arrêts cumulés, malgré un dénivelé cumulé de plus de 3000 m.

  • Randonnée — Sentier du Cerf : 8,4 km, 2h52 (15h52-18h44), D+469 m, altitude 1560-1975 m

Résumé technique : boucle en forêt et en crête au départ de l’aire de camping-car, face au massif des Pale di San Martino. Contraste total avec la matinée : après avoir affronté la foule toute la journée, la randonnée se fait sans croiser personne, rythmée par le brame du cerf en toile de fond.

✍️ Le Carnet de voyage

Une étape entre Misurina et San Martino di Castrozza, suivie d’une petite randonnée à San Martino.

Ce matin, quand nous avons quitté notre hôtel à Misurina, nous pensions naïvement pouvoir nous garer et prendre la navette pour faire la célèbre randonnée des Trois Sommets. Quand nous avons vu les parkings complets et la foule à l’arrêt du bus, nous avons vite fait demi-tour. Nous savions la randonnée très fréquentée en haute saison, mais nous ne pensions pas voir tant de monde un vendredi en basse saison.

J’ai cherché d’autres randonnées sur notre route et j’en ai trouvé une au col de Falzarego. Nous avons traversé la station de Cortina d’Ampezzo. Et arrivés au col de Falzarego, nous n’avons trouvé que des parkings pleins. Je continue à chercher des plans B, mais le scénario semblait se répéter à chaque fois. Paysages sublimes, mais beaucoup de monde et pas de place pour garer notre van.

Nous avons fini par changer de tactique et j’ai cherché une aire de camping-car à l’écart des endroits les plus fréquentés. En début d’après-midi, nous sommes arrivés sur l’aire de camping-car de San Martino di Castrozza, où nous sommes pratiquement seuls.

Nous sommes juste à l’extérieur d’un parc naturel très réputé, et après le déjeuner, nous sommes partis faire une petite boucle autour de l’aire de camping-car. Le circuit que nous suivons s’appelle le Sentier du Cerf ; il porte bien son nom, et le brame du cerf a commencé à résonner dès le début d’après-midi. L’aire de camping-car est située à côté de remontées mécaniques ; nous sommes face au massif des Pale di San Martino.

La boucle commence par monter dans la forêt. Les trouées dans les arbres nous révèlent de belles vues sur le massif. Nous débouchons sur un joli passage en crête ; la descente se fait par des pistes en gravier. Après avoir entendu les cerfs, nous voyons une biche. Je ne sais pas si c’est une fuite ou une source, mais ça fait des bulles !

Après avoir vu tant de monde aujourd’hui, nous n’avons croisé personne pendant la randonnée. Le timing est parfait et nous rejoignons le van juste pour aujourd’hui dîner.

💡 Pour les curieux

  • Les Tre Cime, victimes de leur propre succès : Premières gravies en 1869 par l’alpiniste viennois Paul Grohmann, les Trois Cimes de Lavaredo (2999, 2973 et 2857 m) sont devenues l’un des symboles les plus photographiés d’Italie — et l’un des cas d’école du surtourisme alpin. L’été 2026 a vu les files d’attente au parking de Misurina, pour la navette vers le refuge Auronzo, devenir virales jusqu’au New York Post. Depuis 2025, la commune d’Auronzo di Cadore a suivi l’exemple du lac de Braies voisin en imposant une réservation en ligne obligatoire, payante, pour accéder à la route et au parking (700 places) — exactement ce qui explique les parkings déjà saturés que vous avez trouvés dès le matin. Les Tre Cime ont aussi une histoire plus sombre : leurs pentes furent un front actif de la Première Guerre mondiale entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie, et les tranchées et galeries creusées dans la roche y sont toujours visibles aujourd’hui. (Sources : Virgilio / Virgilio)
  • Le surtourisme dans les Dolomites, un problème structurel : Le scénario que vous avez vécu toute la matinée — parkings pleins dès potron-minet aux Tre Cime puis au col de Falzarego — n’a rien d’un hasard de calendrier. Les Dolomites, classées UNESCO en 2009, concentrent un tourisme estival massif sur un nombre restreint de sites emblématiques, facilement identifiables et hyper-relayés sur les réseaux sociaux, quand des vallées entières à deux pas restent presque désertes — précisément ce que vous avez constaté l’après-midi même en changeant de stratégie. La régulation par réservation obligatoire, déjà testée avec succès au lac de Braies puis aux Tre Cime, gagne d’année en année d’autres cols et lacs du massif, dans un équilibre encore fragile entre accueil des visiteurs et préservation d’un paysage qui reste, par nature, à capacité limitée.
  • Les Pale di San Martino, le royaume du cerf : Plus vaste massif dolomitique par la superficie, les Pale di San Martino forment un immense plateau sédimentaire culminant vers 2600 m — vestige, comme le reste des Dolomites, d’anciennes barrières coralliennes vieilles de 250 millions d’années. Le parc naturel Paneveggio-Pale di San Martino qui les protège depuis 1967 se targue d’être « le royaume du cerf », en écho direct au brame qui a rythmé votre randonnée. Là aussi, la Grande Guerre a laissé ses traces : une fine ligne de tranchées et de réseaux de barbelés relie encore les Pale au massif voisin du Lagorai en passant par le col Rolle. Le village de San Martino di Castrozza lui-même doit son nom à un ancien hospice dédié aux saints Martin et Julien, qui accueillait les voyageurs franchissant ce col entre le Primiero et le Val di Fiemme ; découvert au XIXe siècle par des alpinistes anglais et allemands séduits par la lumière rosée du massif au coucher du soleil, il devint une station select de la Belle Époque, au point de servir de cadre à la nouvelle « Mademoiselle Else » d’Arthur Schnitzler en 1924. (Sources : Wikipédia / Parks.it)

Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.

Nous avons entendu et identifié les oiseaux suivants avec l’application whoBIRD :

  • Cassenoix moucheté
    Cassenoix moucheté
    Nucifraga caryocatactes
  • Sittelle torchepot
    Sittelle torchepot
    Sitta europaea
Track 1

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