🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 17 août 2026 retracent la côte de Köpmanholmen à Norrfjärden, avec deux détours notables : Skeppsmalen (2h20 sur place) et Järnäsklubb (16 min), ainsi qu’un arrêt à l’église de Grundsunda.
- Distance totale : 240,6 km
- Durée totale : 10h35 (de 7h49 à 18h24, heure locale)
- Temps en déplacement : 7h16 | Temps à l’arrêt : 3h18
- Vitesse moyenne : 33,1 km/h
- Altitude minimale : 11 m — maximale : 95 m
- Arrêt principal : Skeppsmalen, 10h19 → 13h39 (2h20)
- Arrêt Järnäsklubb : 15h49 → 16h05 (16 min)
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape en van de Köpmanholmen à Norrfjärden et de belles visites en chemin. Ce matin, nous avions prévu de prendre le bateau à Köpmanholmen pour aller sur les îles d’Ulvön. Malheureusement, il y avait beaucoup de vent — ce vent qui nous a valu ce beau ciel bleu toute la journée. Et Gisèle, qui est sujette au mal de mer, n’avait pas trop envie de prendre la mer. Nous avons donc repris notre route en essayant de rester au plus près de la côte. Le 17 août, les vacances sont terminées pour les Suédois et l’ambiance est vraiment une ambiance d’arrière-saison. C’est ici, à Örnsköldsvik, que se termine officiellement la région de la Haute-Côte.
En regardant la carte, une petite pointe me semble bien sympathique et nous décidons d’y faire un détour. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Skeppsmalen. Officiellement, nous ne sommes plus sur la Haute-Côte, mais ce village pourrait bien être un des fiskeläge — comme disent les Suédois — de la Haute-Côte. Une petite route nous mène au phare. Ce petit bonhomme de pierre est la reconstitution d’un petit bonhomme identique qui était un porte-bonheur des pêcheurs. Et voici la reconstitution de l’ancien phare. Après notre café, nous nous engageons sur un sentier balisé qui fait le tour de la pointe. Ces blocs de granite abritent une flore assez variée. Ici, nous trouvons des droséras, des plantes carnivores.
Le village a aussi sa chapelle de pêcheurs. Une maison de pêcheur avec son intérieur a également été préservée. Et dans un village de pêcheurs, que pouvait-on manger d’autre que du poisson ? Le village a également son musée du surströmming. Pour le moment, nous avons préféré rester à l’écart de cet aliment. Skeppsmalen nous a beaucoup plu et nous ne repartons qu’en début d’après-midi.
Nous mettons le cap sur Järnäsklubb. C’est une autre pointe que j’avais repérée à une heure de route. Nous nous arrêtons à l’église de Grundsunda. Après les petites chapelles de pêcheurs des derniers jours, l’église nous paraît bien grande avec son clocher séparé. Nous quittons la route E4 pour faire route vers Järnäsklubb. Ici, nous avons bel et bien quitté la Haute-Côte. Le relief a disparu. Tout est plat, mais nous prenons plaisir à faire le tour de la pointe. Il commence à se faire tard et nous ne faisons que traverser Umeå après y avoir fait quelques courses. Ce soir, nous dormons à Norrfjärden sur le parking d’un petit ferry et nous ferons une deuxième tentative de bateau demain. Pour notre dessert, nous aurons un gâteau aux myrtilles avec les myrtilles récoltées par Gisèle.
💡 Pour les curieux
- Skeppsmalen, le fiskeläge hors frontières : Skeppsmalen se situe à la pointe de Skagsudde, dans la commune d’Örnsköldsvik, légèrement au nord de la frontière officielle de la Höga Kusten — ce qui en fait techniquement un village hors zone UNESCO, mais qui en possède tous les attributs. Le village a servi de lieu de pêche depuis des centaines d’années — il était particulièrement réputé pour la pêche au hareng de la Baltique (*strömming*) et pour la production de hareng fermenté (*surströmming*). Un musée du surströmming y est installé. La chapelle de pêcheurs de Skeppsmalen appartient à la paroisse de Grundsunda, comme celles de Skagshamn et de Skede — trois chapelles reliées à la même communauté paroissiale, témoins de la permanence du lien entre cette côte et ses pêcheurs. Le surströmming mérite qu’on s’y attarde un instant. Le hareng de la Baltique (*strömming*) est pêché au printemps, légèrement salé — juste assez pour éviter la putréfaction — puis mis en boîte et laissé fermenter pendant plusieurs mois. La fermentation continue après la mise en conserve : les boîtes gonflent sous la pression des gaz produits, à tel point qu’on recommande de les ouvrir dehors et de préférence sous l’eau pour limiter les projections. L’odeur est décrite comme l’une des plus intenses au monde — une combinaison d’acide sulfurique, d’ammoniac et de poisson fermenté qui peut se percevoir à plusieurs dizaines de mètres. Et pourtant, les Suédois du nord y sont profondément attachés : le *surströmmingspremiären* (la « première du surströmming »), qui se tient chaque année le troisième jeudi d’août, est un événement social attendu. Il se mange traditionellement avec des pommes de terre, de la crème fraîche, de l’oignon rouge et du *tunnbröd* (pain fin suédois). La prudence qui nous a conduits à « rester à l’écart de cet aliment » était donc tout à fait justifiée — au moins pour une première rencontre.
Le sentier qui fait le tour de la pointe de Skagsudde révèle une flore remarquable sur granite : des droséras (*Drosera rotundifolia*, la droséra à feuilles rondes) poussent dans les anfractuosités humides du rocher — une plante carnivore typique des tourbières acides et des substrats granitiques, qui capture les insectes avec ses feuilles couvertes de petits tentacules rouges et collants. (Sources : Höga Kusten)
- L’église de Grundsunda, harengs dans les murs : Grundsunda kyrka est une petite église médiévale blanche, vraisemblablement construite vers 1488. La paroisse est mentionnée dès 1298 dans les archives épiscopales. Les épais murs de pierre ont été bâtis en technique de mur-coquille — deux parois parallèles remplies d’un noyau de petits cailloux et de mortier de chaux. La tradition rapporte que les maçons ont incorporé des arêtes de harengs dans le mortier pour le rendre particulièrement solide. Des harengs dans les murs d’une église, à quelques kilomètres des fumoirs de Skeppsmalen — un fil rouge poissonneux traverse cette côte depuis le Moyen Âge. L’intérieur est gothique, avec deux voûtes en étoile de style bas-médiéval. La porte du porche a été sculptée par Anders Olsson de Lakamark, dit « Träbiskopen » (l’évêque de bois), un sculpteur local du XVIIIe siècle. La chaire baroque carolingienne d’Erik Olofsson Bring, avec ses têtes d’anges sculptées avec humour, a été démontée lors d’une rénovation iconoclaste en 1881 avant d’être restaurée en 1936. Le vitrail du chœur, installé en 1936, est l’œuvre du peintre local Fredrik Henkelmann. Le clocher séparé — qui a frappé nos yeux après des jours de chapelles de pêcheurs — date de 1794. Les chapelles de pêcheurs de Skeppsmalen, Skagshamn et Skede appartiennent toutes à la paroisse de Grundsunda, soulignant le rôle central de cette église dans la vie maritime de la côte. (Sources : Härnösands stift / Kyrkokartan.se)
- Järnäsklubb, cap des pilotes et des pêcheurs : Järnäsklubb est au bout de la presqu’île de Järnäs, dans la commune de Nordmaling. C’est un lieu qui a servi pendant des siècles de place de pêche et de pilotage maritime — la première station de pilotage officielle du Västerbotten y a été créée en 1725. Les pilotes de Järnäsklubb guidaient les navires dans les eaux peu profondes et truffées d’écueils du golfe de Botnie — un métier essentiel sur une côte où les hauts-fonds rendent la navigation périlleuse pour les non-initiés. C’est un vieux fiskeläge où beaucoup ressemble à ce que c’était il y a 50 ans — peu d’endroits sont aussi bien préservés. La Lotsstugan (maison des pilotes, XVIIIe siècle) est aujourd’hui une auberge STF. Des sentiers longent les falaises avec une vue immense sur la mer. À l’inverse de la Haute-Côte avec son granite rose et ses reliefs escarpés, Järnäsklubb illustre l’autre visage de la côte suédoise : plate, boisée de pins, ouverte sur un golfe de Botnie immense et peu profond. Même caractère préservé, autre géologie, autre échelle. (Sources : STF)
- La droséra, la carnivore des granites : La droséra à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) est l’une des plantes carnivores les plus répandues d’Europe du Nord, et l’une des plus fascinantes à observer de près. Ses feuilles sont couvertes de tentacules rouges portant chacun une gouttelette de mucilage brillant — le piège. Un insecte se pose, attiré par l’éclat, reste collé, et les tentacules se referment lentement sur lui en quelques heures. La plante digère ensuite l’insecte pour en extraire l’azote, un nutriment absent des sols acides et pauvres du granite et des tourbières où elle vit. La présence de droséras sur les rochers de Skeppsmalen est un excellent indicateur écologique : sol acide, humidité constante, peu de compétition végétale. La même logique que les linaigrettes vues sur la route de l’Atlantique ou dans le Trollheimen — les plantes carnivores et les linaigrettes partagent les mêmes niches difficiles où la richesse en nutriments est si faible que certaines plantes ont dû inventer d’autres solutions. (Sources : Wikipédia)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.



































































































































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