🗺️ Le Topoguide
Les données GPS du 8 août 2026 retracent l’une des étapes les plus riches du voyage : Ludagrendi → Djupvatnet (1 090 m) → Geirangerfjord → route des Aigles → Valldal → Trollstigen (797 m) → Åndalsnes → côte ouest → Otrøya. Trois routes panoramiques enchaînées en une seule journée.
- Distance totale : 261,7 km
- Durée totale : 10h54 (de 9h04 à 19h58, heure locale)
- Temps en déplacement : 8h18
- Temps à l’arrêt : 2h35 (balade en montagne, déjeuner, viewpoints, ferry ×2…)
- Vitesse moyenne (en déplacement) : 31,5 km/h
- Altitude minimale : 33 m — maximale : 1 090 m (col avant le Djupvatnet)
- Dénivelé cumulé positif : 2 723 m
Résumé technique : Le D+ de 2 723 m pour 261 km est le reflet direct de l’enchaînement des trois routes panoramiques : trois montées importantes (vers le Djupvatnet, par la route des Aigles, par Trollstigen), trois descentes aussi abruptes, et les transitions côtières entre les bras de fjord. Journée exceptionnelle par la densité des paysages traversés.
✍️ Le Carnet de voyage
Au départ du parking où nous avons passé la nuit, nous continuons d’abord à remonter l’Otta, que nous suivons depuis Lom. De nombreux lacs se succèdent sur le cours de la rivière. Ici, la route traverse le Breidalsvatnet. Nous continuons à monter, apercevons les premiers glaciers. Au point culminant de cette première section, nous arrivons au bord du Djupvatnet. La descente vers le fjord se fait par cette route en lacets. Et voici le fjord, le Geirangerfjorden, du nom de la ville que nous atteignons maintenant, Geiranger. Nous suivons le fjord sur quelques kilomètres, mais nous ne tardons pas à remonter. Un car de tourisme nous empêche de nous arrêter au dernier point de vue sur le fjord, et nous continuons notre montée. La route que nous empruntons maintenant s’appelle la route des aigles, tout un programme !
Il ne pleut presque plus. Nous nous arrêtons sur un parking et nous nous engageons à pied sur une piste dans l’espoir d’apercevoir à nouveau le fjord. Nous avions déjà aperçu cet étrange sommet pendant notre descente vers le fjord. Nous connaissons bien cette orchidée, mais chez nous, elle fleurit plutôt au mois de mai. Et voilà une pyrole. Nous prenons plaisir à marcher et à observer la nature, à l’exception peut-être de ce lycopode que nous ne connaissions pas, la végétation est très similaire à celle que nous connaissons. Nous voyons par exemple des prêles, des millepertuis, des bruyères callunes — la fleur nationale norvégienne — des aconits aussi beaux que toxiques. Nous n’avons pas vu le fjord, mais nous sommes ravis de cette petite promenade et nous faisons demi-tour. Nous observons encore de l’angélique et bien sûr de l’épilobe qui apporte un peu de couleur. La montagne était silencieuse ; nous n’avons pas entendu beaucoup d’oiseaux, et WhoBird n’a reconnu qu’un pouillot véloce, un petit oiseau qui accompagne souvent nos promenades en Norvège comme en Espagne. Et c’est finalement du parking que nous voyons le mieux le fjord. Nous reprenons la route après cet intermède. Après son sommet, la route des aigles redescend en pente douce en suivant le cours d’une petite rivière. La descente s’accélère et c’est un nouveau fjord que nous découvrons, le Norddalsfjorden. Celui-ci, nous n’allons pas le longer mais le traverser en ferry.
Sur l’autre rive, nous longeons le fjord pendant quelques kilomètres. À Valldal, nous nous engageons sur la dernière route panoramique de la journée : la célèbre route des trolls. Nous nous arrêtons pour déjeuner peu avant d’avoir atteint le point culminant. Sur ce petit parking, nous sommes bien tranquilles — il n’y a personne. Après le déjeuner, et son café, nous reprenons la route. Nous atteignons le point culminant de la route des trolls où nous prenons quelques photos. Puis nous nous engageons sur la descente. Nous reprenons contact avec la civilisation sur ce parking. Nous nous engageons sur le sentier aménagé qui justifie toute cette foule — plusieurs points de vue y ont été aménagés. Celui-ci permet d’observer la Stigfossen, une cascade impressionnante. Et celui-ci permet d’observer l’échelle des trolls — c’est ainsi qu’on appelle cette impressionnante route en lacets. Tout au fond de la vallée, on aperçoit vaguement un nouveau fjord. Nous regagnons notre van pour nous attaquer à l’échelle des trolls.
La descente nous amène jusqu’à Åndalsnes. Sur le parking de la station-service où nous nous arrêtons pour vider les eaux grises, nous apercevons les montagnes d’où nous venons. Nous sommes arrivés au bord d’un nouveau fjord, l’Isfjorden, et nous allons maintenant le contourner. Arrivés à Åfarnes, nous prenons à nouveau le ferry. Chaque bras de fjord a son nom — celui-ci s’appelle le Langfjorden. C’est maintenant le Fannefjorden que nous allons traverser avec un pont puis un tunnel. Nous arrivons à Molde. Nous prenons un nouveau ferry pour rejoindre l’île d’Otrøya. Nous allons y passer trois nuits. La météo s’annonce mauvaise pour ces deux prochains jours, et nous avons loué une petite maison de l’autre côté de l’île pour rester au sec. C’est dans cette maison typiquement norvégienne que nous allons nous abriter.
💡 Pour les curieux
- Le Djupvatnet, le lac qui ne dégèle presque jamais : Le lac Djupvatnet repose à une altitude de 1 016 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est la source de la rivière Otta qui coule vers le sud-est dans le comté d’Innlandet. Voilà une belle boucle géographique : cette même Otta que nous remontons depuis Lom, nous la voyons ici naître à ses pieds, à 6,8 km à vol d’oiseau du fond du Geirangerfjord. Son nom signifie « le lac profond » — il culmine à 200 m de profondeur. Pratiquement toute l’année il est gelé : en juillet, des plaques de glace flottent encore à sa surface, et les parois de neige bordent encore la route. C’est cette permanence du froid et de la glace, combinée à l’altitude et à la brutalité du paysage, qui rend l’arrivée au bord du Djupvatnet si saisissante — surtout quand, quelques kilomètres plus bas, on était au bord d’un fjord à 0 m d’altitude. (Sources : Wikipédia / Mon chat aime la photo)
- La route des Aigles (Ørnevegen) : Ørnevegen est le nom donné aux onze virages en épingle à cheveux qui montent depuis le Geirangerfjord vers Eidsdal. Au sommet se trouve le belvédère d’Ørnesvingen, avec sa propre cascade. De là, la vue s’ouvre sur Geiranger, le Geirangerfjord, la cascade des Sept Sœurs et le hameau alpin de Knivsflå. La route a été officiellement ouverte le 15 septembre 1955 et a donné à Geiranger un accès routier permanent. Elle a été appelée route des Aigles parce qu’à son point le plus élevé elle traversait un terrain traditionnellement peuplé d’un grand nombre d’aigles. Elle fait partie de la Route Nationale Touristique Geiranger-Trollstigen. La descente qui suit le sommet, par la rivière Elvakrokane puis le lac Eidsvatnet, contraste radicalement avec les virages dramatiques de la montée : une pente douce, une vallée agricole, et l’impression d’être soudainement revenu dans un monde ordinaire. (Sources : Nasjonale Turistveger / Visit Norway)
- La route des Trolls (Trollstigen) : La route de montagne Trollstigen, aussi appelée « route des Trolls », sillonne une pente raide et comporte 11 virages en épingle à cheveux. Les hautes montagnes qui dominent la route — Kongen (le Roi), Dronningen (la Reine) et Bispen (l’Évêque) — accentuent la majesté de ce lieu. La route fut inaugurée le 31 juillet 1936 par le roi Haakon VII. Avec son inclinaison de 9 %, elle a mis huit ans à construire. Le centre d’accueil au sommet — avec ses passerelles en porte-à-faux au-dessus du vide, sa boutique, ses multiples points de vue sur la Stigfossen et sur l’escalier de virages en contrebas — reçoit environ 600 000 personnes par an, ce qui en fait l’un des sites les plus fréquentés de Norvège. La foule et l’aménagement intensif du sommet contrastent saisissant avec le caractère sauvage et solitaire de la montée — le même contraste que nous avons vécu entre notre déjeuner tranquille sur un petit parking désert et l’animation du belvédère 30 minutes plus tard. (Sources : Le Voyage Autrement / GrandCali)
- Les trolls, omniprésents et indétrônables : Les panneaux « attention aux trolls », les figurines dans les boutiques de souvenirs, les noms de lieux (Trollstigen, Trolltunga, Trollveggen, Jotunheimen…) — les trolls sont partout en Norvège, et ce n’est pas un hasard. Pays de montagnes, de fjords, de forêts et de longues nuits d’hiver, la Norvège était un terreau propice au développement de liens avec le surnaturel. Dans la mythologie nordique, les trolls — apparentés aux Jötunns (géants) — sont des créatures qui incarnent les forces naturelles sauvages et hostiles : ils vivent dans les montagnes, se pétrifient au soleil, et représentent tout ce qui échappe au contrôle des humains. Le plus célèbre troll de Norvège est sans doute le roi des trolls de Dovregubben, né de l’imagination d’Henrik Ibsen dans Peer Gynt, mis en musique par Edvard Grieg dans Dans l’antre du roi de la montagne, devenue célèbre dans le monde entier. L’artiste Théodore Kittelsen (1857-1914) a joué un rôle décisif dans la forme moderne du troll : ses illustrations — créatures trapues, hirsutes, au nez proéminent, surgissant des forêts et des lacs — ont fixé pour longtemps l’image populaire de ces êtres. La culture populaire s’est emparée du personnage à plusieurs reprises : les gentils trolls du film d’animation Disney Les Trolls, les énormes et stupides trolls du Seigneur des anneaux, ou les trolls de la série Netflix Chasseurs de trolls. Il existe même plusieurs films norvégiens modernes sur le thème, dont Trolljegeren (Le Chasseur de trolls, 2010) et Troll (Netflix, 2022). On estime que la vente de figurines de trolls représente une part non négligeable du commerce de souvenirs norvégien — et ce qui commence comme un clin d’œil touristique s’avère profondément ancré dans l’identité culturelle du pays. (Sources : Visit Norway / Norvege-fr.com)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.






















































































































































































Laisser un commentaire