🗺️ Le Topoguide — Trajet en van
Les données GPS du 12 août 2026 retracent le trajet en van de Bergsøya à Vålåskaret, via le Bergsøysundbrua, le ferry du Trongfjorden et la route 65.
- Distance : 116,8 km
- Durée totale : 3h16 (de 9h01 à 12h18, heure locale)
- Temps en déplacement : 2h37 | Temps à l’arrêt : 39 min
- Vitesse moyenne : 44,5 km/h
- Altitude minimale : 47 m — maximale : 580 m
🗺️ Le Topoguide — Randonnée au Vålåskaret
Boucle sur le plateau du Vålåskaret avec le sommet du Mjukin (761 m), point culminant de la randonnée.
- Distance : 5,6 km
- Durée totale : 3h21 (de 12h29 à 15h50, heure locale)
- Temps en déplacement : 2h43 | Temps à l’arrêt : 38 min (pique-nique au sommet, cueillette)
- Vitesse moyenne : 2,1 km/h
- Altitude minimale : 482 m — maximale : 764 m
- Dénivelé positif : 280 m
✍️ Le Carnet de voyage
Une étape en van entre l’île de Bergsøya et Vålåskaret, suivi, à 3 minutes 15 sur cette vidéo, par une randonnée dans le massif de Trollheimen — ce qui peut se traduire par « maison » ou « royaume des trolls ». Ce matin, nous avons quitté le parking sur lequel nous avons dormi au bord du Bergsøysundet, et nous avons mis le cap sur Trondheim pour aller visiter la ville. Le pont qui permet de traverser le chenal s’appelle le Bergsøysundbrua — il a la particularité d’être un pont flottant qui monte et descend au rythme des marées. Un peu plus loin, pour traverser le Trongfjorden, c’est un ferry que nous prenons. Il ne pleut plus et on arrive même à voir le soleil entre les nuages. Nous quittons la route E39 pour emprunter la route 65 : cela nous rallonge une vingtaine de kilomètres, mais le guide du Routard la recommande. En bonus, il y a moins de circulation et nous n’avons plus de poids lourd depuis que nous la suivons.
Nous nous arrêtons sur une aire de repos pour prendre notre café de milieu de matinée. Sur cette aire de repos, un panneau nous indique ce qu’est le massif de Trollheimen. Un peu plus loin, un panneau nous incite à aller vers le centre du village de Rindal. Nous nous arrêtons sur le parking de l’église. Trollheimen n’est indiqué sur aucun de nos guides — la région nous intrigue et nous plaît, et je trouve une randonnée à une vingtaine de kilomètres. Personne ne nous attend à Trondheim et la visite attendra demain. Le soleil fait même son apparition. Les moutons sont en liberté le long de la route. La randonnée que nous avons trouvée est une boucle sur un plateau avec deux petits sommets. La distance et le dénivelé semblent compatibles avec l’état de mon genou. Nous garons le van sur le parking de la randonnée. Nous préparons un pique-nique et nous mettons en route. Pour ménager mon genou, plutôt que des bâtons de marche, je prends mes béquilles.
Le chemin est très boueux. Gisèle soumet des photos de crottes à iNaturalist — d’après l’application, ce sont des crottes d’élan ou de renne. Même diagnostic d’iNaturalist un peu plus loin, devant une nouvelle photo du même type. Nous arrivons à un premier sommet, et nous voici au point culminant de la randonnée, le Mjukin, à seulement 761 m. On a l’impression d’être en haute montagne. Nous sortons notre pique-nique : filet mignon séché maison et pain maison également. L’eau est omniprésente dans ce paysage et il ne fait pas plus de 15°. Quel contraste avec la canicule et la sécheresse qui sévit un peu partout en Europe.
Cette petite plante pousse au milieu des myrtilles — elle fait également de petites baies noires. C’est une camarine noire. Wikipédia nous apprend que ces fruits sont comestibles et très appréciés en Islande. Le retour est fortement ralenti par la cueillette des myrtilles. Du bord du plateau, nous voyons le parking avec notre van. Cette plante que je ne connaissais pas est une plaquebière. Nous voyons également les maisons de bois que nous avons admirées au passage. La descente est plus raide que la montée, sur un chemin boueux, mais finalement mes béquilles sont très efficaces. Les feuilles des plants de myrtilles commencent à se teinter de rouge — à cette latitude, l’été n’est pas long et l’automne approche. Nous regagnons notre van et Gisèle continue sa cueillette.
💡 Pour les curieux
- Le Bergsøysundbrua, pont qui flotte avec les marées : Le Bergsøysundbrua est un pont flottant de 930 mètres reposant sur sept pontons ovaux en béton léger, peint par sections en nuances de bleu, de plus en plus foncé vers les rives. C’était le premier pont flottant moderne de Norvège, ouvert en 1992. Il monte et descend avec les marées. Le principe du pont flottant est simple : au lieu de reposer sur des piliers fichés dans le fond marin (souvent trop profond ou trop meuble pour être économique), la chaussée est portée par des caissons flottants — des pontons — ancrés par des câbles ou des chaînes. Le tablier bouge donc verticalement avec les marées, ce qui impose des contraintes particulières sur les joints de dilatation et les accès aux rives. Avec le Nordhordlandsbrua, ce sont les deux seuls ponts de ce type au monde. Depuis 2008, le Bergsøysundbrua est classé au patrimoine routier national norvégien. Il fait partie du système Krifast, qui relie Kristiansund et ses îles au continent. (Sources : Store Norske Leksikon)
- Trollheimen, le massif des trolls : Le Trollheimen est un massif de montagnes situé au centre de la Norvège, entre les comtés de Møre og Romsdal et de Trøndelag. Il fait partie des Alpes scandinaves. Son nom, qui se traduit par « la maison des trolls », a été inventé dans la seconde moitié du XIXe siècle comme moyen de susciter l’intérêt touristique de la région. Le massif s’étend sur environ 1 200 km² entre les vallées de Sunndalen et de Surnadalen à l’ouest et la plaine d’Oppdal à l’est. Son point culminant est la Blåhøa (1 671 m). La randonnée classique du massif est le « Triangle de Trollheimen », un circuit de 58 km reliant trois refuges DNT. Ce qui distingue Trollheimen des massifs plus célèbres comme le Jotunheimen ou le Rondane, c’est précisément son anonymat relatif hors de Norvège — Trollheimen n’est indiqué sur aucun guide touristique généraliste — et l’extraordinaire densité de son sol en eau : tourbières, linaigrettes, myrtilles, camarines et plaquebières tapissent les plateaux, et les pistes sont détrempées même en plein été. (Sources : AllTrails / Clos Sakura)
- La camarine noire, baie de toundra : La camarine noire (Empetrum nigrum) est un sous-arbrisseau persistant, de la famille des Éricacées. La plante pousse sur sol acide principalement dans les landes humides. Dans les zones froides, on la rencontre en plaine ; dans les zones tempérées, c’est une plante de montagne. Elle forme des tapis rampants denses, à feuilles linéaires, qui peuvent couvrir des surfaces importantes. Ses baies noires brillantes sont comestibles et fort appétissantes. Notamment en Islande, elles sont utilisées pour confitures et tartes. Peu goûteuses telles quelles — certains les trouvent acides et insipides — elles s’avèrent une importante source de cuivre, de manganèse et d’anthocyanes, un puissant antioxydant. La camarine noire est la troisième baie la plus récoltée après les myrtilles et les airelles, mais presque inconnue comme source de nourriture en dehors des régions arctiques. En Scandinavie, son nom norvégien est *krekling*, et on la retrouve aussi bien dans les landes côtières que sur les plateaux de montagne comme ceux du Trollheimen. La description qu’en font les sous-titres — « des petites baies noires au milieu des myrtilles » — est parfaite : les deux espèces cohabitent fréquemment sur les sols acides et humides de la toundra alpine. (Sources : Wikipédia / Pépinières Indigènes)
- La plaquebière, l’or du Grand Nord : La plaquebière (Rubus chamaemorus) est une plante vivace de la famille des Rosacées, originaire des régions boréales et subarctiques, notamment au Canada, en Scandinavie, en Russie ou encore en Islande. Elle produit des fruits jaune orangé, juteux, à la saveur unique rappelant l’abricot et aux notes résineuses, très riches en vitamines et antioxydants. Malgré la demande, spécialement en Norvège — en raison de sa réputation de mets délicat — la plaquebière est principalement une plante sauvage. La Norvège importe de Finlande entre 200 et 300 tonnes par an de fruits de plaquebière. En norvégien, elle s’appelle *molte* ou *moltebær* — « la baie d’or » est un surnom populaire pour ce fruit qui peut atteindre 15 euros les 250 grammes en confiture. Elle est visible ici bien avant maturité : les baies passent par le vert, puis le rouge, avant de prendre leur couleur ambrée caractéristique à maturité complète en août-septembre. La trouver dans un plateau de Trollheimen en plein chemin, sans l’avoir cherchée, c’est une des petites joies de la randonnée nordique. (Sources : Wikipédia / Alsagarden)
Note : Ce texte a été partiellement généré par IA à partir des données partagées et de recherches documentaires.










































































































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